vendredi 20 mai 2022

On a une tendresse particulière pour ceux qui partent d’une matrice folk pour en faire quelque chose d’un peu différent, mine de rien. Parmi ceux-ci on comptait le duo Rue Royale dont un des membres revient en solo sous le nom de Dekker.
Il s’en dégage un aspect cool et actuel qui plait immédiatement. Il profite notamment d’une haute tenue mélodique (Small Wins). Sa voix immédiatement sympathique, même en mode falsetto (Do It All Again). Et quand le tempo se fait plus soutenu, on entend un morceau vraiment délectable (Maybe October), qui peut se profiler comma une version plus pop de José Gonzales (Back and Forth). Certains arpèges plus secs comme sur Are We Left To Help Ourselves amènent des rapprochements avec Fink. Pas de quoi nous déconcerter ou décevoir donc. En mode plus doux, c’est forcément bien aussi.
Le visuel est intéressant aussi, toutes les pochettes voient son visage caché par son chapeau (il fait pareil sur scène apparemment). Impeccable est la première épithète qui vient en tête. Comme pour le duo Rue Royale dont il est issu, il faut se laisser emporter par la fausse légèreté de ces morceaux qui se montrent souvent plus intenses qu’on ne l’avait pensé. Il ne faut sans doute pas survendre cet artiste mais comme on a tous besoin de musique plus légère de temps à autres, autant profiter de ceux qui y ajoutent du talent et un petit plus.
Phoebe Bridgers est une figure tutélaire assez imposante dans le landerneau des musiques apaisées. Certes, elle est elle-même moins omniprésente que dans un passé récent, mais son ombre plane sur énormément de projets, de Benni à Searows dont on découvre un second album après un EP qui nous avait bien tapé dans l’oreille.
Ceci est plus sombre peut-être, peut se poser en chainon manquant (…)
à‡a y est, la série de 6 EP de Tommaso Varisco est maintenant bouclée. Après deux premiers EP axés sur les concepts de guerre et paix (qui résonnent encore plus aujourd’hui), il a fait le tour des saisons pour terminer ici, renouant avec la veine folk-rock qu’on lui connaissait sur le toujours recommandable album These Gloves qui l’emmenait dans le nord, très dans le nord. On retrouve (…)
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Assez logiquement, il pratique la même veine riche et ample qui nous avait plus. A cet égard, la plage (…)
Sur le nom d’Elie Zoé n’a pas encore figuré sur ce site (à l’exception de trois brèves), on peut tout de suite le raccrocher à l’équipe de Coilguns. C’est en effet avec son collaborateur de toujours Louis Jucker qu’il a constitué un studio d’enregistrement pour ce nouvel album et le batteur Luc Hess est également de la partie. Constitué de récupération et situé chez Humus Records, cet (…)