lundi 13 juin 2022

Un peu plus d’un an après Falling Off The Apex, voici déjà La Jungle. Initialement prévu à la fin de l’an passé, il puise comme beaucoup de sorties récentes sa composition pendant la pandémie. Les artistes qui ne tournent pas produisent, c’est assez logique. Ce qui est logique aussi, c’est que cet album se place dans la lignée des précédents.
Ils se définissent comme kraut/noise et on peut dire que pour imparfaite qu’elle soit, cette étiquette permet de se faire une idée. Ils s’appuient sur une répétition comme tribale (Another Look To The Woman In The Loom ) et c’est là qu’ils donnent leur meilleur. Couleur Calcium nous met dans le même état de relà¢chement que le premier Foals et ses prestations survitaminées. Ce qui est visé c’est la transe et on peut dire qu’ils y arrivent sur Rivari. Cette fausse lourdeur qu’on avait déjà aimé chez Liars se retrouve sur De Verna. On sent dans Hollow Love que peut partir à tout moment. C’est l’effet magique de la tension qui n’a même pas besoin de puissance pour s’exprimer.
Mais de puissance il est aussi question parce qu’ils se font parfois vraiment furieux (No Eyes) et on aime ce déferlement qui ne perd jamais la ligne mélodique ni même un certain charme psyché. On termine par une longue plage plus apaisée, comme pour faire retomber la température. On avait eu droit à ce genre de sas de décompression sur l’album précédent. Rémy Venant et Mathieu Flasse gardent donc leur force d’impact intacte et on ne se lasse pas de cette luxuriante jungle.
Quand on partage des communiqués de presse via des brèves, c’est par souci d’exhaustivité, ce qu’on y présente couvrant un spectre plus large que celui de nos goûts (litote). Mais il arrive aussi souvent qu’on en profite pour faire de belles découvertes. Ainsi, La Fête de la bruxelloise ML nous avait tapé dans l’oreille si on peut dire. Et dans un contexte où les artistes fancophones (…)
Le manque de batterie n’a jamais été manifeste chez le duo belge La Jungle (Rémy Venant et Mathieu Flasse) tant leur musique a toujours été percussive en diable. Pourtant, ils ont recruté un second batteur (David Temprano, qui officie aussi seul en tant que Landrose) et le moins qu’on puisse dire, c’est que le nouveau trio envoie du lourd. C’est donc primal, un peu bestial mais ils ont (…)
C’est éminemment subjectif mais quand j’entends un nom de formation comme ça, je suis déjà dans de bonnes dispositions. Lesquelles sont encore renforcées par le souvenir d’un premier EP qui posait de très belles bases.
Le truc de Chaton Laveur, donc, c’est de s’appuyer sur des bases krautrock pour une euphorie bien plus pop. Le duo liégeois (Julie Odeurs et Pierre Lechien) est cependant (…)
Brèche de Roland, ce nom étrange a résonné longtemps, malgré le temps qui passe et les centaines d’albums écoutés. C’est dire que cet EP avait marqué. Coraline Gaye revient sous son nom propre pour un premier album qui entérine définitivement un grand talent.
La chose qui frappe d’emblée et se confirme au long des écoutes est le relatif dépouillement qui laisse une grande place à sa voix, (…)