Accueil > Critiques > 2022

Auguste Lécrivain - Noir Quart D’Heure

lundi 21 novembre 2022


Sans qu’on sache trop pourquoi ni comment, les artistes francophones deviennent plus nombreux en ces colonnes. Et logiquement, la diversité est au rendez-vous. Si on vous a parlé de ceux qui brouillent les frontières et les genres, ce jeune artiste belge se situe dans un versant résolument traditionnel. Mais n’allez pas en déduire que c’est daté, le son et les influences un peu bossa viennent logiquement relever le tout. Même s’il faut être honnête, c’est quand cette influence est la plus marquée (L’Opéra des Oiseaux) qu’on est le moins à la fête, pure question de goà »ts personnels.

Mais si on vous parle de ce premier album, c’est qu’il y a surtout des occasions de se faire plaisir. Par exemple, on pense étrangement à Under The Milky Way sur le single Emmène-Moi, single évident, franc et direct, avec une guitare acoustique étonnamment dense. La voix est assurée, le ton est plutôt bucolique, incluant facilement de le flà »te.

Mais ces inclinations confèrent une certaine légèreté dont il ne se départit jamais, même quand il parle de deuil (Le Jour où Tu Partiras). Alors qu’un premier album pourrait tirer dans trop de directions, Auguste Lécrivain trouve un style, une personnalité, charmante dans sa fausse simplicité assumée.


Répondre à cet article

  • Ghinzu – W.O.W.A.

    Il faut l’avouer, le concert de Ghinzu l’an passé au festival des Solidarités avait évoqué bien de bons souvenirs, de festival notamment. Coïncidence de la programmation, dEUS était aussi présent dans une configuration extrêmement nostalgique, avec le line-up originel et le premier album joué en intégralité et encore plus de souvenirs remués (oui, c’était une programmation pour quadras). Il (…)

  • ML - Tout Bas

    Quand on partage des communiqués de presse via des brèves, c’est par souci d’exhaustivité, ce qu’on y présente couvrant un spectre plus large que celui de nos goûts (litote). Mais il arrive aussi souvent qu’on en profite pour faire de belles découvertes. Ainsi, La Fête de la bruxelloise ML nous avait tapé dans l’oreille si on peut dire. Et dans un contexte où les artistes fancophones (…)

  • La Jungle - An Order of Things

    Le manque de batterie n’a jamais été manifeste chez le duo belge La Jungle (Rémy Venant et Mathieu Flasse) tant leur musique a toujours été percussive en diable. Pourtant, ils ont recruté un second batteur (David Temprano, qui officie aussi seul en tant que Landrose) et le moins qu’on puisse dire, c’est que le nouveau trio envoie du lourd. C’est donc primal, un peu bestial mais ils ont (…)

  • Chaton Laveur - Labyrinthe

    C’est éminemment subjectif mais quand j’entends un nom de formation comme ça, je suis déjà dans de bonnes dispositions. Lesquelles sont encore renforcées par le souvenir d’un premier EP qui posait de très belles bases.
    Le truc de Chaton Laveur, donc, c’est de s’appuyer sur des bases krautrock pour une euphorie bien plus pop. Le duo liégeois (Julie Odeurs et Pierre Lechien) est cependant (…)