mercredi 29 novembre 2023, par
On avait déjà croisé le chemin de Sébastien Guérive, apprécié cette sculpture sur son qui dégage une majesté certaine mais sans grandiloquence. Cet album ne fait que confirmer et appuyer cette impression.
C’est le mélange d’organique et d’électronique qui est la plus grande réussite, ce qui permet à la fois de ménager l’émotion et de garantir une pulsation basse, cardiaque qui n’est pas un ajout de beats a posteriori. Ce n’est pas une épice forte ajoutée en fin de cuisson, c’est un ingrédient à part entière. Pour rester dans des exemples d’artistes cités en nos colonnes, on le situera dans la lignée d’un Madsci, Kowari ou d’Abraham Fogg. Mais comme la ligne directrice est plus électronique, on pense surtout à la densité du premier Trentemøller.
Cette musique électronique mais avec une sensibilité organique permet une exultation qui nait des entrelacs d’On The Inside. La ligne mélodique simple est un canevas sur lequel toute la luxuriance est bâtie. Ces paysages sonores peuvent être très contemplatifs (Deva), comme pour mieux apprécier la vue. On aime aussi quand on sent que l’intensité guette au coin de Daydream. Cette injonction au voyage effectif ou immobile est en tous cas à suivre, sans hésitation aucune.
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