vendredi 19 janvier 2024

Si ce n’est pas trop visible pour le lecteur, certains distributeurs participent beaucoup à la ligne éditoriale. Parmi eux, Five Roses tient la pole position. Si l’éclectisme est remarquable, une des constantes est la présence d’artistes qui manipulent la percussion comme matière première. Dans un passé récent, on a eu le dernier Peter Kernel, la claque de Parquet et tous les projets d’Anthony Laguerre (Club Cactus, Piles ou Filiamotsa). C’est donc en toute logique que cet album du batteur suisse Jonas Albrecht nous parvient via ce canal.
Cet album qui a pour ambition de travailler les rythmiques commence pourtant en mode presque drone. Mais les fines percussions ne tardent pas. On pense à ce qu’a pu faire un Ricardo Villalobos en son temps, en moins pneumatique et frontalement techno il est vrai. Des voix bidouillées sur LUST rendent moins à¢pre cet univers un chouia répétitif. Et puis si l’état d’esprit s’y prête, la transe peut survenir au détour de LEIB. C’est celle qu’on a peu éprouver chez Parquet récemment ou chez Underworld il y a plus longtemps (LACK).
Å’uvre un tantinet hermétique pour ceux qui ne goà »teraient pas les œuvres plus abstraites, cet album ouvre pourtant la porte vers un champ d’exploration sonore que peut mener à la transe. C’est tout le mal qu’on vous souhaite.
Certains labels sont une promesse. En se frottant à une sortie de l’aventureux Kythibong, on sait qu’on s’embarque pour une aventure. D’autant plus que la cheville ouvrière Aymeric Chasleries est ici à la manœuvre, associé à Maxime Canelli.
Le nom de la formation est tiré du jeu Nokia Snake 2. Au-delà de l’anecdote, on sent qu’une envie ludique domine largement ici. Utiliser des instruments (…)
On vous avait déjà parlé de l’éclectisme des Allemands Sparkling et si cette caractéristique se retrouve toujours, ils ont sensiblement déplacé le curseur. Exit la composante post-punk ou les allusions à Wire, le virage est plus pop. Et réussi comme on va le décrire.
D’emblée, We sonne presque comme du Sparks. Et cette veine se retrouvera au détour des plus rentre-dedans et électriques (…)
L’efficience est la capacité à obtenir un résultat optimal avec le moins de ressources possible. Si ce n’est pas un concept fort usité en musique, parce qu’il n’y est pas très pertinent, on peut déjà dire que Kety Frusco n’est pas une artiste efficiente. Sans que ça n’en diminue les mérites.
Aussi étrange que ça puisse paraître, ce n’est pas du tout la première fois qu’on vous parle de (…)
Voici donc le second troisième album du groupe de Tournai, faisant toujours la part belle au piano et à la batterie. Le concept étant maintenant connu, il était temps pour eux d’élargir leur horizon. Antoine Flipo et Martin Grégoire ont en effet recruté un troisième membre en la personne du bassiste Issam Labbene tout d’abord. Il fait par exemple un excellent boulot en habillant Gate 1 mais sa (…)