lundi 14 octobre 2024

La musique d’Efterklang était autrefois un peu heurtée, libre, et nous a valu des albums incroyables comme Magic Chairs. Puis ils ont évolué vers un style plus fluide tout en gardant de l’ampleur (sur Altid Sammen) avant de rentrer un tout petit peu dans le rang le temps de Windflowers.
Si leur inclination actuelle est plus lisse, plus policée et aérienne, n’étant pas toujours éloignée dans l’esprit d’un Sigur Ros. Il y a des rapprochements plus infà¢mants on en conviendra. Ce Things We Have In Common est toujours soyeux et racé, proposant des hymnes intimes (Plant) et des morceaux à la belle ampleur comme Ambulance ou Next Day.
La présence se Beirut sur Getting Reminders se limite à un peu de cuivres sur ce qui est clairement un morceau de transition moins ambitieux. Comme sur l’album précédent, on note aussi de petites touches electro. Elles étaient amenées par The Field et sont ici présentes sur Shelf Break et viennent encore réveiller le morceau et l’album. Toujours délicats et terriblement humains, les Danois d’Efterklang défendent toujours une musique qui tutoie les sommets même si le vol à haute altitude évite trop soigneusement les trous d’air.
Il y a des artistes, comme ça, qui ne nous ont jamais déçus, à propos desquels on n’a jamais dû tempérer l’enthousiasme. Le Norvégien Einar Stray fait indéniablement partie de ce contingent. Cet attachement qui s’est manifesté pour Einar Stray Orchestra ou Mildfire avait commencé en 2011 et cet incroyable Chiaroscuro. On a réécouté l’album pour l’occasion et c’est toujours un grand plaisir. Le (…)
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