vendredi 6 décembre 2024

Non, nous n’avons pas eu une révélation metal récemment. Mais un nouveau fournisseur (Bitume Productions) en met sur notre chemin alors on s’informe, on s’éduque et on relate. Parce qu’il y a des découvertes à faire dans le genre. Par exemple avec le troisième album de cette formation hongroise.
Si on distingue quelques passages obligés comme une double pédale sans doute mais en sourdine, la personnalité de la formation passe par l’emploi de cuivres. Ce qui agrémente un Shroud of Mourn sans l’alourdir. Ce n’est pas Metallica symphonique non plus.
Le chant est clair, expressif mais pas exagérément charismatique non plus. Effet secondaire intéressant, on comprend bien tous les mots (en anglais). à‡a parle de la vie, de façon assez générale. Pas de dragons et de messes noires donc. Et on écoute, invariablement. Il n’y a donc pas de fureur mais une certaine forme de mélancolie. Des morceaux comme Shroud of Mourn ou The Colour of Innocence lorgnant du côté d’une version moins viscérale de Fields of the Nephilim. Ce qui ne les empêche pas de planter une accélération de temps à autres. Prenez mon avis profane avec des pincettes, mais j’ai apprécié ce voyage métal hongrois.
In est remarquable de voir des artistes encore grandir après une carrière déjà établie. On avait quitté Anna sur un album instrumental entièrement à l’orgue. Prenant, très beau, mais un peu opaque pour un succès public très large. Elle qui a collaboré (et tourné) avec Swans et Sunn O))) semblait cantonée à une niche certes prisée, mais peu exposée. Sur foi ce cet Iconoclasts, elle peut (…)
On le sait, l’Allemagne est un territoire de référence pour les musiques d’obédience cold. A ce titre, la présence du duo lillois (Ange Vesper et Guillaume Vanderosieren) sur le label Infacted Recordings (managé par Torben Schmidt) doit être vécue comme une jolie satisfaction. Ils se fendent d’un morceau à l’expression teutonne avec l’enlevé Schlafen ! (en bonus) qui forcément convient très (…)
On ne s’attaque pas à un album de Swans à la légère, on le sait. D’ailleurs, leur album précédent qui semblait plus accueillant de prime abord le rendait aussi moins intéressant.Ils semblent avoir changé d’avis et reviennent donc à une ampleur impressionnante, estimant sans doute qu’un goà »t de trop est préférable à un goà »t de trop peu.
Aucune chance de ‘trop peu’ avec le format (…)
Rien n’est plus plaisant que de constater l’évolution des artistes. On avait déjà rencontré l’univers particulier de Sophie Djebel Rose, apprivoisé son ton particulier, on apprécie d’autant plus la façon dont elle élargit elle-même son univers. Moins folk, plus franchement gothique, ce second album la rapproche d’artistes comme Anna von Hausswolff dont elle ne partage pourtant pas la rage (…)