lundi 9 décembre 2024

Si on ne craignait pas autant les poncifs, on parlerait de ‘belle proposition de chanson française’ pour le sextette emmené par Roxane Terramorsi et Nicolas Gardel. Et on serait un peu convenus, certes, mais aussi dans le vrai. Parce que ce qu’on entend sur ce premier album, on ne l’a entendu comme ça chez personne d’autre.
Ou alors pas en francophonie (il y a des morceaux en anglais ici celà dit). Ce qu’on peut rapprocher le plus, c’est la verve de My Brightest Diamond. Oui, rien que ça, mais cette voix qui mène les débats montre une maitrise qui laisse passer l’émotion aussi. Elle peut même s’aventurer sur des terrains jazz qui certes s’éloignent de nos aspirations personnelles d’auditeurs avec des mélodies plus tortueuses mais prouvent le talent de manière catégorique.
La valeur ajoutée est aussi dans les arrangements soyeux qui font la part belle aux cordes. Lesquelles peuvent confiner à la comédie musicale (Je n’sais pas) mais aussi trouver un bel équilibre sur le plus pop J’Irai ou La Voix qui propose une mélodie plus limpide donc un charme plus immédiat. La Promesse est belle, avec des cordes mais aussi de très discrètes structures synthétiques et une batterie très légère qui met la voix en valeur et ne dénature pas le propos. Feule propose un bel accord avec les guitares. De la belle ouvrage assurément.
Découvrir des artistes, c’est aussi et surtout rencontrer un style et Minuit Soleil en est un singulier. Ce style peut déjà se décliner dans une belle gamme de possibilités et cette voix-là peut tout se permettre. On n’évitera donc pas le cliché s’il est vrai, c’est donc une très belle proposition qui nous est faite.
Ce n’est pas parce qu’on a déjà beaucoup fréquenté un artiste qu’on ne peut plus être dérouté. Après quatre albums (beaucoup) écoutés, cette nouvelle proposition d’Olivier Savaresse a demandé un peu de temps pour nous devenir pleinement familière.
C’est le chant qui déconcerte le plus, même si on est déjà bien familiers de son œuvre. Les textes sont ciselés mais plutôt descriptifs et ils (…)
Elle est étrange, cette façon très française d’incorporer beaucoup d’ancien dans la musique moderne. Sans doute pour opposer une proposition plaisante face à l’hégémonie du rap, des artistes émergents mêlent une forme un peu moderne à des thèmes et surtout une façon de chanter très ancrée dans une tradition très vieille. Que ce soit Claude, Zaho de Saghazan ou Clara Ysé ou encore Eddy de (…)
Brèche de Roland, ce nom étrange a résonné longtemps, malgré le temps qui passe et les centaines d’albums écoutés. C’est dire que cet EP avait marqué. Coraline Gaye revient sous son nom propre pour un premier album qui entérine définitivement un grand talent.
La chose qui frappe d’emblée et se confirme au long des écoutes est le relatif dépouillement qui laisse une grande place à sa voix, (…)
Cela fait un petit temps qu’on suit Kloé Lang. Découverte par ses étranges reprises de Barbara et Janis Joplin dans le cadre d’un spectacle et puis un EP de chansons, voici qu’elle revient avec cet EP qui affine encore son style.
La belle voix délicate reste mise en avant, poussée par des mélodies plutôt tortueuses. Par rapport à des autres artistes d’un genre comparable (Solann ou Coline (…)