vendredi 13 décembre 2024

Après un EP prometteuret un album remarqué, Muet prend l’air. Comme Kwoonou Andrew Bird, ils ont choisi de sortir du studio pour enregistrer un nouvel EP. Pas de révolution en vue pour Colin Vincent (Volin) et Maxime Rouayroux, le spectre de Thom Yorke plane toujours sur cette formation. Il y a des comparaisons plus infà¢mantes convenons-en. Le chant particulier et les sons travaillés s’allient toujours aussi bien.
Sous cette forme, Les Sirènes prennent une nouvelle dimension. C’est de loin le morceau le plus saignant, avec plus de sons distordus et une interprétation impeccable. Ces versions comme celle d’Electrochoc sont encore plus pointues que sur album. On retrouve Le Cinéma et on ne sait trop pourquoi, sans doute parce qu’on l’a beaucoup écouté, on se prend d’affection alors que la chanson originale ne nous parle plus que ça.
On a même droit à un inédit, La Grand’hune qui est très beau d’ailleurs et confirme qu’ils ont encore des choses à nous dire. Si vous avez laissé passer les débuts de Muet, pas de panique, voici le rattrapage rêvé. Ces versions améliorées de plusieurs de leurs morceaux emblématiques claquent comme un manifeste d’une des formations françaises les plus passionnantes.
Ce n’est pas parce qu’on a déjà beaucoup fréquenté un artiste qu’on ne peut plus être dérouté. Après quatre albums (beaucoup) écoutés, cette nouvelle proposition d’Olivier Savaresse a demandé un peu de temps pour nous devenir pleinement familière.
C’est le chant qui déconcerte le plus, même si on est déjà bien familiers de son œuvre. Les textes sont ciselés mais plutôt descriptifs et ils (…)
Elle est étrange, cette façon très française d’incorporer beaucoup d’ancien dans la musique moderne. Sans doute pour opposer une proposition plaisante face à l’hégémonie du rap, des artistes émergents mêlent une forme un peu moderne à des thèmes et surtout une façon de chanter très ancrée dans une tradition très vieille. Que ce soit Claude, Zaho de Saghazan ou Clara Ysé ou encore Eddy de (…)
Brèche de Roland, ce nom étrange a résonné longtemps, malgré le temps qui passe et les centaines d’albums écoutés. C’est dire que cet EP avait marqué. Coraline Gaye revient sous son nom propre pour un premier album qui entérine définitivement un grand talent.
La chose qui frappe d’emblée et se confirme au long des écoutes est le relatif dépouillement qui laisse une grande place à sa voix, (…)
Cela fait un petit temps qu’on suit Kloé Lang. Découverte par ses étranges reprises de Barbara et Janis Joplin dans le cadre d’un spectacle et puis un EP de chansons, voici qu’elle revient avec cet EP qui affine encore son style.
La belle voix délicate reste mise en avant, poussée par des mélodies plutôt tortueuses. Par rapport à des autres artistes d’un genre comparable (Solann ou Coline (…)