Accueil > Critiques > 2025

Séance de Rattrapage #142 - Bertier, Mildfire, Modus Pitch

lundi 31 mars 2025


Bertier - Machine Live (EP]

Dans une vie d’avant, j’aurais vu Bertier en live des pelles de fois, je vous aurais inondé de photos, profitant notamment du fait que la photographe Lara Herbinia était en train de chanter sur scène. Mais les temps ont changé, alors je vous commente un EP live, un genre lui aussi tombé en désuétude.

Cette parution pourrait avoir au moins un but, celui de prouver s’il était nécessaire qu’il y a beaucoup de musique chez Bertier. Citons donc les participants, ils le valent bien. Outre les tauliers Pierre Dungen et Lara Herbinia, on retrouve Geoffrey Hautvas, Yvan Rother, Jean-François Assy qui arrivent à réinterpréter ces morceaux sans qu’ils ne perdent leurs fondamentaux.

Si les textes restent un des points d’attraction, la mise en son est aussi indispensable et prend une dimension supplémentaire sur les quatre extraits de Machine Ronde. Les climats s’installent et l’intensité est indéniable. Complément recommandable ou introduction nécessaire, cet EP a de toute façon son importance. Le plaisir d’écoute est de toute façon indéniable. Chez soi ou en salle, à vous de voir.

Mildfire - Taizé

Les tournées lointaines, au Japon pour un groupe norvégien par exemple, sont sans doute exténuantes mais Mildfire y a puisé l’énergie inspiratrice pour livrer un petit EP de trois titres pour autant de pépites. On avait apprécié l’album précédent, voici un supplément qui fait plaisir.

Avec ses guitares étonnamment distordues de backup singer et déborde largement du cadre des symphonies de poche qu’on associe à la formation. Taizé est beau, tout simplement, et si vous appréciez Sufjan Stevens, ceci vous ravira. Moins frappant peut-être, Maple Leaves n’en est pas moins impeccable. Dans le genre de pop baroque intime et ample à la fois, Einar Stray et ses différents projets ont toujours été les tout premiers de classe et cet excellent bulletin trimestriel récolte encore les honneurs.

Modus Pitch - Re:Polyism

Comme le souvenir de l’album remixé ici est très positif mais lointain, on va traiter cet album comme une nouveauté pour ne pas ajouter le fastidieux jeu des sept erreurs. Même sans connaitre le matériau de base, cet album de remixes peut fonctionner seul. S’il oblitère forcément la facette plus organique de l’artiste, il permet d’en explorer la richesse.

Il y avait la basse, instrument de prédilection de Fritz Brà¼ckner et il y en a forcément encore. Drive et sa rythmique fouillée et sa basse plus claire est un morceau fascinant. Mais la palette s’élargit encore ici, de l’ambient de Hill Top Jacuzzi à la house jazzy d’Iridescent Path relu par Afrosonification avant là¢cher des beats (doux, ça reste de la house). Mais le chemin inverse est parfois emprunté comme sur le prennant Outer Veil et sa déclamation toujours inquiétante


Répondre à cet article