vendredi 11 avril 2025

Le truc du trio allemand Painting, c’est de l’art-rock anguleux dans la lignée de choses comme Deerhoofou Architecture in Helsinki (désolé pour les références pas neuves). Et oui, c’est un genre qu’on apprécie toujours (pas trop Deerhoof pourtant, allez comprendre) surtout quand il est défendu avec autant de verve.
Basé sur l’idée d’une AI qui prendrait ’vie’ et revendiquerait son identité, ce court album débute sur les chapeaux de roue. Alors oui, ça éructe parfois mais toujours pour la bonne cause et participe à la sensation d’énergie qui s’en dégage. Math-rock dans la tension, ils jouent fréquemment de la répétition, mêlant sur Snapshot basse bondissante et batterie fouillée. Et quand un saxophone déboule pour de courtes interventions, elles sont forcément très free.
Quand ce genre se fait plus heurté, on approche du territoire d’un Xiu Xiu mais avec une énergie différente, moins autodestructrice (heureusement pour eux, d’ailleurs). Mais ils donnent leur meilleur quand ils flirtent soit avec l’électro tendue (WYWAYWG) ou le groove puissant (White on White). Le résultat est résolument réjouissant en tous cas.
L’indie est une organisation souvent en marge, une éthique mais aussi une esthétique. Laquelle a sensiblement évolué pour ne plus être distinguable du mainstream. Mais ça n’a pas été toujours le cas et certains vétérans viennent nous le rappeler.
Le dernier album en date des Allemands de The Notwist avait plu faute de laisser un souvenir tenace. Gageons que les choses seront différentes ici (…)
Les bonnes surprises peuvent aussi surgir de ce qu’on croit connaitre. Si 5 morceaux (on avait partagé) étaient déjà entendus, l’écoute de ce quatrième album du groupe d’Amiens permet d’en appréhender l’excellence. Le produit fini et complet est donc bien réjouissant.
Parce qu’il est rentre-dedans avec ce qu’il faut comme petites touches de sons froids et de consistance mélodique pour que le (…)
C’est éminemment subjectif mais quand j’entends un nom de formation comme ça, je suis déjà dans de bonnes dispositions. Lesquelles sont encore renforcées par le souvenir d’un premier EP qui posait de très belles bases.
Le truc de Chaton Laveur, donc, c’est de s’appuyer sur des bases krautrock pour une euphorie bien plus pop. Le duo liégeois (Julie Odeurs et Pierre Lechien) est cependant (…)
Difficile de concevoir une carrière parallèle aussi éloignée de son groupe de base que celle de Louis Jucker en marge des saignants Coilguns. On n’avait pas appréhendé cet écart au moment de relater Suitcase Suite et le croiser plus tard derrière l’album d’Elie Zoé. Mais on en prend toute la mesure avec cet étrange objet.
Désolé d’avance pour la longue mise en place, mais cet album, ou ce (…)