vendredi 4 avril 2025

Il y a des albums qu’on détaille, dont on analyse chaque parcelle. Et puis il y a ceux qui se conçoivent dans leur globalité tant leur style est transparent. Ce huitième album de Stranded Horse appartient à ces derniers tant il est cohérent de la première à la dernière note de kora.
Si le style vous est familier, sachez que rien ne change vraiment ici, et c’est tant mieux tant cet univers n’a besoin que de bons morceaux pour s’incarner. Et le duo que Yann Tambour forme ici avec Boubacar Cissokho, cousin du maître malien de la kora Ballaké Cissokho (et avec qui Tambour avait déjà collaboré) en produit une série ici. Les textes se conçoivent aussi en français, ce qui est une variation bienvenue.
Dénués de batterie, ils poussent en avant la voix et les koras. Et le résultat est fascinant, comme un dialogue continu et amical, comme une opposition de cordes pour le meilleur. Si l’instrumentation est africaine, l’enregistrement s’est fait dans le Cotentin et y plane toujours le spectre de la beauté austère et indiscutable de Nick Drake ou de ceux qui prolongent cet héritage comme Will Stratton ou José Gonzalez. Oui, on est à ce niveau-là et s’il est difficile d’isoler un morceau, jamais on ne décroche une fois happé par ces retrouvailles. Vous aussi méritez cette chaleur.
Seedhead marque le retour d’un artiste qui nous avait envoûté il y a un petit temps déjà et rappelle pourquoi on avait tant aimé ça. Le ton est encore plus apaisé encore, renforçant cette impression de distance, suscitant une envie d’abandon. Portées par une belle voix, les morceaux sont lents, un peu répétitifs, comme une mélopée lancinante. C’est l’impression d’ensemble qui prime tant la (…)
Avec un parcours atypique de l’électronique vers une relecture très particulière du folk et une personnalité indéniable, la personnalité de Fink est toujours aussi reconnaissable. Et ces énièmes retrouvailles se sont encore une fois révélées bien gratifiantes.
Une fois atteinte la balise du blues acoustique le plus dépouillé de Fink’s Sunday Night Blues Club, Vol. 1, il était revenu à des (…)
En plus d’être remarquablement achalandé (Maxwell Farrington & Le Super Homard, The Apartments, Feldup, Raoul Vignal, GRIVE, Stéphane Milochévitch, Nadine Khouri...), Talitres a le bon goût d’envoyer ses albums bien en avance. Donc on a beaucoup de temps pour s’en imprégner sans être pressé par l’actualité. Et souvent, c’est au bénéfice des artistes. Spécialement dans le cas du duo mixte (…)
On ne maintient pas ce genre de classement, mais il est clair que certains artistes ont toujours eu la cote et ont empilé les étoiles ici. Ce huitième album (c’est le ’Op.8 dans le titre) de The Wooden Wolf ne va pas refroidir notre enthousiasme à son égard comme on va le voir.
Et ça attaque dès Flutter qui signe des retrouvailles tellement précieuses. Le fantôme d’Eliott Smith, voire celui (…)