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Kevin Galland - In The Silence Between Worlds

vendredi 11 juillet 2025, par marc


Les énervés suisses de Coilguns sont décidément déconcertants. Outre les albums de leur groupe de base qui a pu nous réjouir, ils ont en sus de passionnantes carrières parallèles qui s’éloignent de l’épicentre dans des directions différentes. Encore plus radicales avec Trounce, expérimentale mais plutôt pop avec Louis Jucker, presque folk avec Elie Zoé (on en reparle à la rentrée) et maintenant folk riche avec Kevin Galland. A ce niveau de variété, il faut aller chercher The National ou Radiohead. Oui, rien que ça.

Folk, ça ne l’est que parce que la guitare est majoritairement acoustique et le chant délicat. Mais c’est dans une acception assez large, même pour les chemins de traverse du genre. Ce qui frappe d’emblée et ne se dément jamais, c’est l’insondable profondeur de cet album dont on n’a pas encore fait le tour malgré une intense fréquentation.

C’est intense, dès Fall, Again, avec une simplicité qui fait mouche sans jamais être du simple guitare/voix folk. Comme il y a arpège et des beats discrets sur Get Out, on pourrait envisager ce genre de morceau chez Thom Yorke, avec un résultat forcément différent. C’est indéniablement prenant en tous cas. In The Silence Between Worlds évoque la simplicité d’un Girls in Hawai par ses arpèges et harmonies vocales quand Vesmanna se pose en version dépouillée de Swans. ...but Always The Same nous rappelle qu’on a beaucoup aimé Black Heart Procession. Ce sont des rapprochements qui ne sont qu’indicatifs de toute façon, on tente toujours de se raccrocher à du connu quand on découvre un univers personnel et une singulière beauté désolée (From Here).

Sur une base acoustique, Kevin Galland déploie un univers profond et léger à la fois, montrant encore une fois la versatilité d’une certaine scène suisse.

    Article Ecrit par marc

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