vendredi 7 novembre 2025, par

On vous avait déjà parlé de l’éclectisme des Allemands Sparkling et si cette caractéristique se retrouve toujours, ils ont sensiblement déplacé le curseur. Exit la composante post-punk ou les allusions à Wire, le virage est plus pop. Et réussi comme on va le décrire.
D’emblée, We sonne presque comme du Sparks. Et cette veine se retrouvera au détour des plus rentre-dedans et électriques Nobody (But You) ou sur la pop vitaminée d’Everyday. Comme ils reçoivent sur deux morceaux le renfort de Digitalism, on sait qu’on peut momentanément oublier toute notion de subtilité et qu’ils vont pousser les morceaux dans les derniers retranchements. En termes automobiles, ce sont les variantes sportives de la gamme, avec force spoilers et plein de chevaux en plus. Mais il faut reconnaitre que le gros son de Two Lovers et les synthés spectaculaires appuyant un gros riff et une grosse basse sur Keep Running atteignent leur cible.
Mais ce qu’on préfère, c’est leur façon plus mélancolique d’être enjoués. Les accords mineurs marchent bien dans ce contexte. She est de ces moments-là, Break Free/Frei Sein/Être Libre est une autre réussite à cet égard, tout comme Up/Down.
Au final, We est un album pop qui séduit, sans doute parce qu’on n’a rien entendu de pareil récemment. Il faut dire que cette veine n’est plus vraiment ce qu’on entend le plus, on n’est plus en 2005 quand des formations comme Infadels, The Rapture ou autres Klaxons menaient la danse. Raison de plus pour s’offrir cette friandise délicieusement sudoripare.
L’efficience est la capacité à obtenir un résultat optimal avec le moins de ressources possible. Si ce n’est pas un concept fort usité en musique, parce qu’il n’y est pas très pertinent, on peut déjà dire que Kety Frusco n’est pas une artiste efficiente. Sans que ça n’en diminue les mérites.
Aussi étrange que ça puisse paraître, ce n’est pas du tout la première fois qu’on vous parle de (…)
Voici donc le second troisième album du groupe de Tournai, faisant toujours la part belle au piano et à la batterie. Le concept étant maintenant connu, il était temps pour eux d’élargir leur horizon. Antoine Flipo et Martin Grégoire ont en effet recruté un troisième membre en la personne du bassiste Issam Labbene tout d’abord. Il fait par exemple un excellent boulot en habillant Gate 1 mais sa (…)
Barbara Lenhoff l’avait bien dit à la sortie de son album plus apaisé Lullabies, ce n’était qu’une digression. Et pour brillante qu’elle était, il faut admettre qu’elle était moins percutante que le formidable Brutal. On est donc plus que satisfaits d’un retour vers cette veine puissante qui prend un peu le temps de placer les choses avec les sons fondus d’Holy Shit.
Elle a donc besoin d’un (…)
Parfois déroutants, les noms d’artistes peuvent être révélateurs aussi, surtout quand il s’agit d’une oeuvre. Celui choisi par Frederico Nessi, artiste qui a vécu entre Paris, Miami et Buenos Aires est donc le nom d’un morceau fameux (pour ceux qui sachent) de David Bowie.
Ce qu’on entend sur cet EP est un étrange mélange de chaud et de froid. C’est ce qui faisait le sel de Bowie et, sans (…)