vendredi 21 novembre 2025

On croit aux secondes chances. En réenregistrant un EP de 2014 et en l’augmentant de plusieurs morceaux inédits, Fabien Martin nous propose un album qui confirme le bien qu’on en avait pensé à l’occasion de notre découverte de Je Ne Fais Que Marcher Dans La Montagne.
On avait aimé cet ancrage fort dans la réalité sans aucune indulgence et on le retrouve ici. Il y a cette transcendance du quotidien. Que ce soit par l’imagination sur Mon Remake Américain qui évoque la possibilité de transformer sa vie en film pour le meilleur. On referait quoi pour cette version augmentée et mieux éclairée ? L’humour aussi peut servir d’échappatoire. Et qui mieux que Matthieu Boogaerts peut jeter un regard oblique sur les tracas de la vie moderne. On le retrouve ici avec plaisir sur La Touche Etoile et à la batterie de plusieurs morceaux. Parfois aussi, il faut savoir exposer franchement sa lassitude et ça peut donner La Croisière S’Emmerde.
Fabien Martin garde surtout une propension à trousser des chansons ‘faciles’, jamais à¢pres mais à double fond. Cet album est ainsi un slow-burner malgré l’immédiateté des morceaux et permet les écoutes répétées de ces chansons libres. Qui imposent un peu de là¢cher-prise parce qu’on s’est habitués à des émotions et des sons plus rudes.
Les Grandes Marées est un de ces morceaux qui peuvent faire mouche, qui font mouche en réalité, tout comme Plus Rien qui est de ces chansons mélancoliques qui cassent les résistances. Fabien Martin ne s’impose jamais, il nous laisse venir à lui. Et on arrive. On se surprend d’ailleurs à préférer tout ce qu’on vient d’évoquer aux charme désuet revendiqué de Darling qu’hante le fantôme de Christophe parce que c’est plus référencé donc moins personnel.
Bref, cet album qui sort sur son label Littoral confirme le talent de Fabien Martin, sa propension à nous toucher avec facilité.
Quand on partage des communiqués de presse via des brèves, c’est par souci d’exhaustivité, ce qu’on y présente couvrant un spectre plus large que celui de nos goûts (litote). Mais il arrive aussi souvent qu’on en profite pour faire de belles découvertes. Ainsi, La Fête de la bruxelloise ML nous avait tapé dans l’oreille si on peut dire. Et dans un contexte où les artistes fancophones (…)
Ce n’est pas parce qu’on a déjà beaucoup fréquenté un artiste qu’on ne peut plus être dérouté. Après quatre albums (beaucoup) écoutés, cette nouvelle proposition d’Olivier Savaresse a demandé un peu de temps pour nous devenir pleinement familière.
C’est le chant qui déconcerte le plus, même si on est déjà bien familiers de son œuvre. Les textes sont ciselés mais plutôt descriptifs et ils (…)
Elle est étrange, cette façon très française d’incorporer beaucoup d’ancien dans la musique moderne. Sans doute pour opposer une proposition plaisante face à l’hégémonie du rap, des artistes émergents mêlent une forme un peu moderne à des thèmes et surtout une façon de chanter très ancrée dans une tradition très vieille. Que ce soit Claude, Zaho de Saghazan ou Clara Ysé ou encore Eddy de (…)
Brèche de Roland, ce nom étrange a résonné longtemps, malgré le temps qui passe et les centaines d’albums écoutés. C’est dire que cet EP avait marqué. Coraline Gaye revient sous son nom propre pour un premier album qui entérine définitivement un grand talent.
La chose qui frappe d’emblée et se confirme au long des écoutes est le relatif dépouillement qui laisse une grande place à sa voix, (…)