mercredi 3 décembre 2025, par

A l’intersection de plusieurs choses qu’on aime, ce troisième album est l’occasion de découvrir Emeline Marceau qui officie en tant que Roseland. Et on est content que La Centrifugeuse ait organisé la rencontre musicale.
Pour que cette musique qui puise dans les énergies rock et synthétiques puisse donner sa pleine puissance, il faut un petit supplément de fougue pour pousser les morceaux au-delà d’eux-mêmes et il y a ça dès Cycle. Elle pousse même jusqu’à des tentations plus héroïques de Devotion Song. C’est son versant le plus spectaculaire, exploitant une veine plus shoegaze (Tell Me Something Sweet), avec une science poussée de la distorsion ou bien un chorus dense riche en synthé (A Piece of You).
Tout n’essaie pas de passer en force, le bien nommé Slow Down vient tempérer les ardeurs. Avant qu’une placide secousse électrique vienne agiter le tout comme une lame de fond et le plaisir vient de cette surprise-là. Il vient de cette densification. On note d’autres morceaux qui commencent doucement avant de se déployer. Low est dans ce cas. Les mid-tempos comme Drifting Apart sont vraiment convaincants aussi et elle ose une certaine fragilité sur Love and Cigarettes. Bref, tout fonctionne, vous l’aurez deviné.
Parfois déroutants, les noms d’artistes peuvent être révélateurs aussi, surtout quand il s’agit d’une oeuvre. Celui choisi par Frederico Nessi, artiste qui a vécu entre Paris, Miami et Buenos Aires est donc le nom d’un morceau fameux (pour ceux qui sachent) de David Bowie.
Ce qu’on entend sur cet EP est un étrange mélange de chaud et de froid. C’est ce qui faisait le sel de Bowie et, sans (…)
Il y a des noms qui sont liés à une époque, qu’on oublie forcément un peu avant de les voir ressurgir de nulle part. Lescop fait partie de ceux-là, vous l’avez definé, petit.e.s futé.e.s que vous êtes. Les années ’80 sont une esthétique qui n’a plus déserté le paysage musical depuis plus de 20 ans. Mais si ce troisième album reste dans ce (micro)sillon, il le fait avec tant d’allant qu’on ne (…)
I know it when I see It
Cette phrase d’un juge de la cour suprême américaine quand on lui demandait ce qu’était la pornographie peut aussi s’appliquer à certains styles musicaux, aussi faciles à identifier que compliqués à décrire. Les années ’80, ce n’est pas qu’une lointaine décennie, c’est un parfum qu’on reconnait tout de suite chez ce trio finno-allemand.
Et il convient bien à cette (…)
Le vintage années ’80 est un style qui se pratique depuis des dizaines d’années. S’il peut évidemment être pratiqué par des novices, on ne se lasse pas non plus de ceux qui ont vécu les évènements en direct. Outre les légendes Wire, il y en a d’autres qui ressurgissent du passé. Actif au milieu des années ’80, le quatuor belge est revenu aux affaires à la faveur du confinement qui les avait (…)
The Besnard Lakes s’étaient rappelés à notre bon souvenir récemment avec un live qui arrivait bien à capter leur singularité. Sortir un concert n’était donc pas une marque de manque d’inspiration car voici quelques semaines plus tard du nouveau matériel tout neuf. Enfin, si les compositions sont nouvelles, il n’y a pas de révolution à prévoir en leur chef. Tant mieux, sans doute...
Et cet (…)
Comme tout bon duo, Grive est constitué de deux membres. Le nom d’Agnès Gayraud vous évoque sans doute moins de chose que La Féline. C’est en effet sous ce nom qu’elle fait partie de celles qui ont montré la voie, celle dans laquelle se sont engouffrées des artistes comme Zaho de Sagazan. Elle est flanquée de Paul Régimbeau qu’on a connu plus electro en tant que Mondkopf et qui a aussi (…)
Sourions sous la pluie
En cette époque de pléthore de sorties, le label reste un repère, un encouragement dont on a besoin comme impulsion. Le quintette rennais sort ainsi son album sur My Little Cab Records et c’est un gage de qualité quand comme nous on a aimé Boy & The Echo Choir, My Name Is Nobody ou Aetherlone très récemment.
Apparemment, le groupe a commencé en tant que duo de (…)
Le charme de la lourdeur
La musique forte, j’en écoute fort peu. Le rock suisse, ce n’est pas non plus ma spécialité. Mais l’occasion aidant, j’apprécie d’autant mieux cette dose forte et subtile. C’est malin, j’aime beaucoup mais les comparaisons, le vocabulaire me manquent pour faire plus que vous le conseiller. On va donc essayer de se débrouiller..
Comme beaucoup d’âmes sensibles, je (…)