mardi 23 décembre 2025

Les EP ont parfois cette fonction de prendre des nouvelles des artistes de temps en temps (même si on le lit souvent ici). Comment va Centredumonde en cette fin 2025 ? Je dirais ‘bien’. Mieux que ça serait suspicieux de toute façon. Son énergie est là , c’est manifeste. S’il est illusoire d’écouter ce Moteur à‰trange comme motivateur, il s’en dégage une vitalité paradoxale.
Sur Camarde, l’espoir est de ne pas être suicidaire. Question d’échelle donc. Mais ce n’est pas une lamentation, c’est une forme de résignation, comme un des stades du deuil de la vie.
Si les collaborations avec Claire Rednor, Garden With Lips ou David Jestin pouvaient être plus luxuriantes, ceci est plus brut. Mais aussi rempli de mélodies et de gimmicks. Dans un monde bien fait et un rien plus juste Puisqu’il Faut Bien Vivre serait un hit alternatif. C’est le morceau qui ravagerait vos fêtes.
Les fêtes approchent, c’est souvent le signal pour Centredumonde qu’il est temps de jeter un pavé dans la mare glacée pour le plaisir d’éclabousser les passants. On connaît le paradoxal effet galvanisant des œuvres tristes et c’est un peu ce qui se passe ici. Le spleen est communicatif mais le simple fait qu’il ait pu s’incarner en création le transforme en résignation énergique. C’est donc étonnamment vitalisant.
Quand on partage des communiqués de presse via des brèves, c’est par souci d’exhaustivité, ce qu’on y présente couvrant un spectre plus large que celui de nos goûts (litote). Mais il arrive aussi souvent qu’on en profite pour faire de belles découvertes. Ainsi, La Fête de la bruxelloise ML nous avait tapé dans l’oreille si on peut dire. Et dans un contexte où les artistes fancophones (…)
Ce n’est pas parce qu’on a déjà beaucoup fréquenté un artiste qu’on ne peut plus être dérouté. Après quatre albums (beaucoup) écoutés, cette nouvelle proposition d’Olivier Savaresse a demandé un peu de temps pour nous devenir pleinement familière.
C’est le chant qui déconcerte le plus, même si on est déjà bien familiers de son œuvre. Les textes sont ciselés mais plutôt descriptifs et ils (…)
Elle est étrange, cette façon très française d’incorporer beaucoup d’ancien dans la musique moderne. Sans doute pour opposer une proposition plaisante face à l’hégémonie du rap, des artistes émergents mêlent une forme un peu moderne à des thèmes et surtout une façon de chanter très ancrée dans une tradition très vieille. Que ce soit Claude, Zaho de Saghazan ou Clara Ysé ou encore Eddy de (…)
Brèche de Roland, ce nom étrange a résonné longtemps, malgré le temps qui passe et les centaines d’albums écoutés. C’est dire que cet EP avait marqué. Coraline Gaye revient sous son nom propre pour un premier album qui entérine définitivement un grand talent.
La chose qui frappe d’emblée et se confirme au long des écoutes est le relatif dépouillement qui laisse une grande place à sa voix, (…)