mercredi 24 décembre 2025, par

Il est des artistes qu’on aime précisément pour leur radicalité. S’ils ont su arrondir les angles parfois, on dénote chez A Place To Bury Strangers, Xiu Xiu ou HEALTH une propension à en faire trop parce que c’est comme ça qu’on ouvre des voies, qu’on évite la tiédeur.
Ce qu’on a dit du précédent RAT WARS s’applique bien toujours ici. Les sons de guitare peuvent être râpeux, c’est toujours de l’indus fiévreux et on entend même de la double (triple ?) pédale sur TRASH DECADE.
Oui il y a un côté euphorisant à l’énérgie folle et un peu bourrine de SHRED ENVY. Comme sur WASTED YEARS qui indique ce que feraient Pet Shop Boys s’ils se mettaient à l’indus (ce que personne n’a demandé). Le contraste avec la voix éthérée fonctionne toujours bien
On remarque souvent la forme d’un groupe à l’intérêt de leurs morceaux moins catchy. Ici le plus lancinant DON’T KILL YOURSELF montre que même en ralentissant le propos ils restent percutants. Même quand ils font semblant d’être éthérés (THOUGHT LEADER), ils nous gratifient de riffs puissants ;
Mélange de noirceur et d’accessibilité, très âpre dans les sons mais léger dans le chant, la musique de HEALTH garde toute sa singularité et sa puissance.
Une personnalité aussi forte que celle de Xiu Xiu est un appel à la reprise. On connaissait leurs reprises depuis longtemps, c’est peut-être via leur cover de Don’t Cha qu’on s’était frottés une des premières fois à leur univers. Les morceaux présentés ici sont une compilation de ceux qui sont proposés mensuellement à leurs souscripteurs Bandcamp.
Le trio s’approprie forcément ces morceaux (…)
Ce n’est pas un phénomène nouveau, la perception d’un album est très liée à l’attente. On ne va pas affirmer qu’elle n’était pas élevée à l’annonce d’un nouvel album de Midlake, surtout qu’ils n’ont jamais été qu’impeccables mais près de 18 ans ont passé depuis The Courage of Others. Qui reste peut-être leur sommet et ce genre d’émotions-là n’ont plus été atteintes à l’identique.
Mais (…)
S’il est une constante dans la discographie du désormais duo The Antlers, c’est la douceur. C’est elle qui leur a toujours permis de se singulariser, de rendre tellement attachants des albums qui comportaient moins d’adrénaline.
Mais ce qui faisait le sel de la formation, c’est leur capacité à provoquer l’émotion par une tension, une intensité supérieure. Ici, Carnage reprend les mêmes (…)
On a toujours apprécié les EP complémentaires, en tous cas bien plus que les rééditions augmentées sensées nous faire passer deux fois à la caisse avec du matériel connu. Les 29 minutes de ce Kid’s Table se profilent donc comme le prolongement idéal du Five Dice, All Threes de l’an passé.
Assez logiquement, il pratique la même veine riche et ample qui nous avait plus. A cet égard, la plage (…)