mercredi 21 janvier 2026

Cela fait un petit temps qu’on suit Kloé Lang. Découverte par ses étranges reprises de Barbara et Janis Joplin dans le cadre d’un spectacle et puis un EP de chansons, voici qu’elle revient avec cet EP qui affine encore son style.
La belle voix délicate reste mise en avant, poussée par des mélodies plutà´t tortueuses. Par rapport à des autres artistes d’un genre comparable (Solann ou Coline Rio sont les deux premières qui viennent en tête), c’est cette accessibilité moindre qui la cantonne pour l’instant au landerneau indé. Une conséquence est qu’il faut plus de temps pour laisser percoler cet EP. Mais ça ne doit pas être un frein. Surtout qu’il y a en effet une élégance indéniable dès Interstices et une profondeur dans Mon Vautour. Les textures sonores restent sobres parce que la luxuriance est sous-jacente et discrète.
On dirait qu’elle ne voit pas beaucoup de foot. Hourra semble aller contre sa nature mais c’est une petite escapade de la vraie vie qui fait sourire (même si on traite d’un rendez-vous manqué) et apporte un peu d’air à un univers plus retenu. L’évolution de Kloé Lang est donc manifeste et promet des lendemains qui chantent (fort bien).
Les EP ont parfois cette fonction de prendre des nouvelles des artistes de temps en temps (même si on le lit souvent ici). Comment va Centredumonde en cette fin 2025 ? Je dirais ‘bien’. Mieux que ça serait suspicieux de toute façon. Son énergie est là , c’est manifeste. S’il est illusoire d’écouter ce Moteur à‰trange comme motivateur, il s’en dégage une vitalité paradoxale.
Sur Camarde, (…)
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Là (…)
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