vendredi 27 mars 2026, par

Certains labels sont une promesse. En se frottant à une sortie de l’aventureux Kythibong, on sait qu’on s’embarque pour une aventure. D’autant plus que la cheville ouvrière Aymeric Chasleries est ici à la manœuvre, associé à Maxime Canelli.
Le nom de la formation est tiré du jeu Nokia Snake 2. Au-delà de l’anecdote, on sent qu’une envie ludique domine largement ici. Utiliser des instruments pour faire de la musique, est-ce vraiment nécessaire ? Tout dépend de l’acception des deux termes mais force est de constater que dans le cas qui nous occupe, le matériau est moins orthodoxe.
En mettant en commun des bribes de sons et de mélodies glânées au fil des ans, ils ont constitué un terreau qui fait la part belle au field recording domestique. Comme certaines tendances désormais anciennes des musiques industrielles. Mais les sons utilisés sont moins rêches, plutôt percussifs mais on n’est pas sur Halber Mensch non plus.
Au contraire même, cet album se révèle paradoxalement très facile d’accès. Sans doute parce qu’il y a beaucoup de musique ici, même si elle sort clairement des carcans de la chanson. On pense à la répétition mystérieuse d’Exhaust Breathings, comme une bombarde aux aguets, ou à la langoureuse attente de Hagigara. Et puis il y ces voix triturées ou lointaines, apportant un ancrage indéniablement humain à l’ensemble. Des thèmes musicaux se répondent et il y a aussi de ‘vrais’ instruments. Bref, de quoi rendre cet étrange voyage sonore assez attractif pour qu’on s’y frotte bien plus souvent qu’on ne le fait habituellement pour des musiques de type plus expérimental.
On vous avait déjà parlé de l’éclectisme des Allemands Sparkling et si cette caractéristique se retrouve toujours, ils ont sensiblement déplacé le curseur. Exit la composante post-punk ou les allusions à Wire, le virage est plus pop. Et réussi comme on va le décrire.
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Barbara Lenhoff l’avait bien dit à la sortie de son album plus apaisé Lullabies, ce n’était qu’une digression. Et pour brillante qu’elle était, il faut admettre qu’elle était moins percutante que le formidable Brutal. On est donc plus que satisfaits d’un retour vers cette veine puissante qui prend un peu le temps de placer les choses avec les sons fondus d’Holy Shit.
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