mardi 7 avril 2026, par

On a longtemps considéré que les Liverpuldiens de Ladytron étaient un groupe à singles. Les albums ont toujours tenu la route sur la longueur mais brillaient par leurs hauts faits. Et puis la viralité surprenante d’un morceau comme Seventeen (de 2002 quand même...) sur TikTok ou la présence du formidable Destroy Everything You Touch sur la BO de Saltburn sont venues renforcer cette impression.
Mais les choses ont sensiblement changé ici. On ne distingue plus de bangers bien sentis mais il y a des moments de grâce comme Free, Free. Le caractère passe-partout de certains albums est leur faiblesse. Ici, on peut carrément parler d’atout ici, parce que tout sans exception est d’un haut niveau. Et puis comme pour souligner une certaine vitalité créative, cet album est d’une longueur (71 minutes) à laquelle on n’est plus habitués.
On retrouve au long de l’écoute de cet album de synth-pop de très bon aloi des gimmicks de clavier très sous-mixés mais bien présents (Kingdom Undersea, A Death In London), étant parfois fort proches d’un morceau à l’autre. Comme toujours, ils arrivent à hausser le niveau le temps de quelques morceaux. Outre Free, Free déjà évoqué, on note In Blood ou Secret Dreams of Thieves qui dégagent une belle puissance. En tous cas, c’est certainement un des albums les plus engageants sur la longueur de cette formation qui tient mieux que bien le choc des années.
A l’intersection de plusieurs choses qu’on aime, ce troisième album est l’occasion de découvrir Emeline Marceau qui officie en tant que Roseland. Et on est content que La Centrifugeuse ait organisé la rencontre musicale.
Pour que cette musique qui puise dans les énergies rock et synthétiques puisse donner sa pleine puissance, il faut un petit supplément de fougue pour pousser les morceaux (…)
Parfois déroutants, les noms d’artistes peuvent être révélateurs aussi, surtout quand il s’agit d’une oeuvre. Celui choisi par Frederico Nessi, artiste qui a vécu entre Paris, Miami et Buenos Aires est donc le nom d’un morceau fameux (pour ceux qui sachent) de David Bowie.
Ce qu’on entend sur cet EP est un étrange mélange de chaud et de froid. C’est ce qui faisait le sel de Bowie et, sans (…)
Il y a des noms qui sont liés à une époque, qu’on oublie forcément un peu avant de les voir ressurgir de nulle part. Lescop fait partie de ceux-là , vous l’avez definé, petit.e.s futé.e.s que vous êtes. Les années ’80 sont une esthétique qui n’a plus déserté le paysage musical depuis plus de 20 ans. Mais si ce troisième album reste dans ce (micro)sillon, il le fait avec tant d’allant qu’on ne (…)
I know it when I see It
Cette phrase d’un juge de la cour suprême américaine quand on lui demandait ce qu’était la pornographie peut aussi s’appliquer à certains styles musicaux, aussi faciles à identifier que compliqués à décrire. Les années ’80, ce n’est pas qu’une lointaine décennie, c’est un parfum qu’on reconnait tout de suite chez ce trio finno-allemand.
Et il convient bien à cette (…)