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Séance de Rattrapage #152 - Désespoir des Singes, Faded Remembrance, Mercuzot

vendredi 29 mai 2026, par marc


Désespoir des Singes - Distant Fire (EP)

On a toujours apprécié les EP à l’aune de ce qu’on y préfère. Et sur ce premier EP de Jérôme Paque sous un étrange nom d’arbre (c’est le surnom de l’araucaria), c’est In The Distance qui nous a d’emblée frappé pace que c’est le plus mystérieux et le plus saignant à la fois, électrifié et ample à souhait.

Mais le reste témoigne d’un savoir-faire indéniable, parfois relevé d’intensité électrique (Take The Fall) ou de beaux arpèges (Night Is Young), même si le ton global est plus apaisé ou langoureux. Signalons aussi un chant très en place, ce qui est un gage de futur radieux. Bref, une belle découverte, des promesses et déjà une pépite. Que demander de plus, hein...

Faded Remembrance - The Blessing of Downfall

Vous reprendrez bien une petite dose de metal hongrois ? Comme on est peu en contact avec le genre, la connivence s’établit au cas par cas et on avait aimé le dosage magyar. Parce qu’il était un peu spectaculaire sans être pompier, que le chant plus générique tenait son rang tout en laissant beaucoup de place aux instrumentaux et aux climats.

C’est même carrément langoureux, ils n’abusent pas de la vitesse. Le premier morceau se ralentit sans scrupule. Ce qui faisait le sel de Dying Age se retrouve ici. Les sons de guitare sont éminemment metal mais ne mettent pas la fureur en avant, se mêlant aux cuivres pour un résultat qu’on a encore une fois bien apprécié.

Mercuzot - A l’Ombre Des Lampadaires (EP)

Le plus important sur un premier EP, c’est de capter durablement l’attention de l’auditeur potentiel avec un morceau qui marque et donne envie d’y revenir. Sur le premier disque de Mercuzot dont on connait fort peu, c’est Terril qui est cette carte de visite. Plus complexe, avec des couches qui s’entrecroisent avec une belle santé.

Mais si la porte d’entrée est facilement identifiable, il y a bien d’autres choses qui nous ont retenus à l’intérieur. Des gimmicks plaisants d’abord comme sur L’Instant et puis un ton à la fois prenant et ludique qui ne recule pas devant des allitérations hardies mises en avant d’un morceau bien balancé comme Au Seuil. On pense souvent à la manière oblique et tant séduisante d’un Nicolas Jules. Il y a plus infâmant comme référence convenons-en. Les mélodies peuvent se faire plus fluides (Amédé) ou tortueuses (L’Autre Homme à la Moto) selon les circonstances. Ajoutons un chant bien assuré pour conclure à la découverte manifeste.

    Article Ecrit par marc

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