vendredi 3 juillet 2026, par

Une pochette toujours foisonnante mais en noir et blanc cette fois-ci, c’est le premier contact qu’on a avec ce treizième album critiqué en nos colonnes. On a donc une familiarité certaine avec la formation de Kevin Barnes mais on sait aussi que ses aspirations du moment influencent sensiblement le résultat, du plus calme au plus délirant. Donc, dans le contexte d’un album d’of Montreal, ceci est le versant apaisé de leur oeuvre.
On retrouve avec toujours autant de plaisir cette musique aux contours flous, cette fois sans les continuels changement de braquet qui épuisent les non-grimpeurs. Ce n’est pas un long fleuve tranquille mais le cap est maintenu quoiqu’il arrive. Faire des chansons plan-plan n’a jamais fait partie des aspirations de Kevin Barnes de toute façon.
Already Dreaming est rêveur à souhait et son ton détaché convient parfaitement à l’exercice. Mine de rien, les circonvolutions vocales sont bien là mais jamais démonstratives, c’est l’effet d’ensemble qui prime. From The Front of View a ainsi l’air d’un rêve éveillé. Apaisé peut-être mais passablement halluciné tout de même.
Et puis il y a quoiqu’il arrive une propension confirmée à lâcher des bombes. Dans la catégorie ’déclaration’, on préfère donc le cynisme cru de When (I just want to fuck you again) à la balade neurasthénique, pôle opposé de son attraction (My Zhe Zhe). On note aussi des penchants glam sur Take The Form, un genre qu’ils ont toujours pratiqué avec bonheur et une composante non négligeable de leur mélange. Et puis ils arrivent de toute façon à passer la surmultipliée sur Lacan in the Family (oui, les références sont souvent perchées). De quoi réveiller un album d’un haut niveau mais sans doute pas saturé en adrénaline.
L’avantage du temps qui passe, c’est qu’un moment donné, il ne sert plus à rien de ’courir après’, les modes sont passées et rester soi-même est la stratégie la plus payante. On l’a constaté avec les albums récents de Broken Social Scene, Ladytron ou The Notwist et c’est déjà ce qu’on ressentait il y a onze ans au moment de la dernière critique publiée (on avait involontairement manqué The (…)
Une personnalité aussi forte que celle de Xiu Xiu est un appel à la reprise. On connaissait leurs reprises depuis longtemps, c’est peut-être via leur cover de Don’t Cha qu’on s’était frottés une des premières fois à leur univers. Les morceaux présentés ici sont une compilation de ceux qui sont proposés mensuellement à leurs souscripteurs Bandcamp.
Le trio s’approprie forcément ces morceaux (…)
Il est des artistes qu’on aime précisément pour leur radicalité. S’ils ont su arrondir les angles parfois, on dénote chez A Place To Bury Strangers, Xiu Xiu ou HEALTH une propension à en faire trop parce que c’est comme ça qu’on ouvre des voies, qu’on évite la tiédeur.
Ce qu’on a dit du précédent RAT WARS s’applique bien toujours ici. Les sons de guitare peuvent être rà¢peux, c’est toujours (…)
Ce n’est pas un phénomène nouveau, la perception d’un album est très liée à l’attente. On ne va pas affirmer qu’elle n’était pas élevée à l’annonce d’un nouvel album de Midlake, surtout qu’ils n’ont jamais été qu’impeccables mais près de 18 ans ont passé depuis The Courage of Others. Qui reste peut-être leur sommet et ce genre d’émotions-là n’ont plus été atteintes à l’identique.
Mais (…)