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Mono – Snowdrop

vendredi 28 août 2026, par marc


Comme les sorties post-rock s’espacent (ou ne nous parviennent plus, c’est possible aussi), on garde d’autant plus volontiers une place pour de vieux amis comme Mono. Surtout que si les résultats ont pu varier, ils ont toujours maintenu le cap. Evidemment, les changements sont parfois forcés. Cet album n’est plus produit par Steve Albini pour des raisons assez faciles à comprendre.

Si on veut tenter de déceler une ligne directrice, on dira que ce Snowdrops privilégie des morceaux plus linéaires mais qui ne visent pas la compacité des Mogwai récents. Un morceau comme Edera est dans cette veine mais avec une sensibilité propre à la formation japonaise. Parce qu’ils ont toujours eu une vision romantique qu’ils ont toujours parfaitement assumé. Il faut le dire, on revient plus volontiers vers un album comme l’insurpassable Hymn To the Immortal Wind mais chaque nouvelle sortie nous a fait plaisir sur le moment et ça ne va pas changer.

Et comme ils se doutent qu’ils s’adressent à un public déjà familier, ils lui donnent des gages. Les arpèges qui nous séduisent dès la plage titulaire, avec ce mélange rarement subtil mais toujours délectable de cordes et de distorsion. Evidemment, avec des chœurs sur Winter Daphne, ça manque franchement de modestie mais on n’est vraiment pas là pour ça, surtout quand le violon simple se révèle assez irrésistible, en sus d’un son gros comme ça.

Des morceaux articulés autour du piano et du violon sont moins spectaculaires mais leur sens mélodique est indéniable. On pourra détecter du pathos ou beaucoup d’émotion selon son inclination. Il y a simplement des moments plus intenses que d’autres comme Farewell to Spring et son joli clavier. Et si Gerbera est finalement très linéaire, c’est le genre de morceau dont on n’arrive pas à se lasser et qu’on va garder en mémoire pour le cru 2026 du Chateau Mono.

Allez, plus que 240 fois dormir avant de les voir en concert.

    Article Ecrit par marc

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2 Messages

  • Mono – Snowdrop 28 août 18:07, par Laurent

    C’est déjà réjouissant de savoir que le plus long titre (et le plus réjouissant, donc) dépasse à peine les 7’30’’. Pour Mono, on peut parler d’un disque compact (pun intended).

    Sinon, au rayon post-rock qui ne prévient pas, Mogwai a signé la bande-son très recommandable d’une série écossaise ("The Bombing of Pan Am 103").

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    • Mono – Snowdrop 2 septembre 16:29, par marc

      Oui, c’est une tendance qui peut faire plaisir. Ils ont eu des morceaux vraiment longs et marquants par le passé, ce n’est plus vraiment le cas.

      J’irai jeter une oreille (voire un oeil) sur la production de Mogwai donc, ils sont souvent convaincants dans cet exercice-là.

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