lundi 13 juillet 2026, par

Etrange que les sorties d’un groupe qui nous est si cher échappent parfois à notre vigilance. Il faut dire que si leur style est toujours reconnaissable, l’ambition de leurs albums est variable. Au très spectaculaire et généreux ...And Out of the Void Came Love avait en effet succédé le plus intime Asphodels qui avait aussi moins marqué.
On comprend très vite qu’on va rester proches de ce dernier, avec des morceaux majoritairement en suspension comme le très éthéré High Hopes. D’accord, la batterie de Little White Bird est très présente mais le morceau, bien présent, est bien linéaire avec des sons moins organiques qu’à leur habitude. Il faut plus que The Wildening Dark ou My Foolish Heart pour nous faire chavirer, même si la belle voix éraillée de Finn Andrews apporte toujours une touche d’humanité et de chaleur.
C’est beau, délicat, et il y a beaucoup d’excellentes choses bien entendu. These Are The Days par exemple mais on aimerait que ce soit une agréable temporisation, pas un des hauts faits. Lungs et son piano en avant est très bien aussi et aucun morceau ne déçoit vraiment, il faut le dire aussi.
A l’opposé de Metric ou Get Well Soon qui n’ont proposé que le versant fier-à-bras de leur style, The Veils se cantonne à la délicatesse alors que pour ces trois formations, le plaisir vient de la surprise et de l’ascenseur émotionnel qui semble ici bloqué entre deux étages. Evidemment, tout ceci n’est rien moins qu’impeccable et on s’en veut un peu de ronchonner mais le souvenir pas si lointain d’albums incandescents est trop prégnant pour qu’on succombe complétement.
Il y a des artistes, comme ça, qui ne nous ont jamais déçus, à propos desquels on n’a jamais dû tempérer l’enthousiasme. Le Norvégien Einar Stray fait indéniablement partie de ce contingent. Cet attachement qui s’est manifesté pour Einar Stray Orchestra ou Mildfire avait commencé en 2011 et cet incroyable Chiaroscuro. On a réécouté l’album pour l’occasion et c’est toujours un grand plaisir. Le (…)
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