lundi 24 août 2026, par

L’intérêt de se produire sous son nom propre quand on a un groupe dont on est le seul membre fixe et le leader avait posé question sur le premier album de Will Sheff. Comme pour ajouter de la confusion, celui-ci sort en tant que Will Sheff & Okkervil River mais est présenté comme un album solo de Will Sheff sur le Bandcamp d’Okkervil River. Bref Will est de retour avec d’autres musiciens forcément temporaires et forcément très doués.
Délicat au point d’effacement, il prolonge une des grandes tendances de 2026 qui a vu les artistes se concentrer sur un seul aspect de leur style. De Metric à Get Well Soon en passant par The Veils, ils sont donc nombreux à ne montrer que leur côté le plus musclé ou le plus évanescent. Dans le cas qui nous occupe, c’est définitivement la seconde option qui est choisie, tout en présentant étrangement cet album comme son plus aventureux musicalement.
On ne va pas trop chouiner sur l’engagement assez incroyable de l’interprète Will Sheff qui semblait parfois chanter comme si se vie en dépendait qui ne se retrouve jamais ici pour se concentrer sur ce qu’il reste, à savoir une délicatesse d’écriture qui séduira les plus anglophones (dont nous ne sommes pas) et une sensation de cocon musical dont rien ne semble menacer la quiétude.
Dans le détail, on notera des tendances un brin psychédéliques, avec solo forcément impeccable sur Funny Feeling ou que le côté répétitif de Double Exposure plait beaucoup. A l’aune de cet album, Always Everything est ce qu’il propose de plus relevé. Mais on l’a compris, on est à des années-lumière de The War Criminal Rises and Speaks.
On ne va pas dire qu’on s’est enflammés pour cet album évanescent jusqu’au point d’évanouissement. Ni qu’on aurait suivi Will Sheff si on l’avait découvert via cet album. Trop de choses nous manquent donc même si c’est album est d’une douceur qui plaira aussi.
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