vendredi 21 août 2026, par

On prend beaucoup de plaisir à découvrir de nouvelles formations féminines et nerveuses, comme Lambrini Girls ou Panic Shack. Si l’énergie du quatuor de Bristol est indéniable, elles ont aussi d’autres cordes (vocales) à leur arc. En parlant de voix, celle de la chanteuse/guitariste Yasmin Berndt est étrangement éraillée. Très en avant sur un morceau comme Dance, elle ne manque pas de cachet. Mais elle n’est pas la seule à assurer les parties vocales, ce qui permet aussi de moduler les effets et les résultats.
Il y a en effet une autre dimension ici, moins brute peut-être mais qui étend les possibilités, avec des choses plus pesantes avec de petites touches cold comme Blue Oblivion qui plaisent aussi. L’intensité est assez remarquable sur Dance ou A Better Place Choo Choo. On apprécie aussi les morceaux assez catchy (Dog) et qui ne reculent pas devant des changements de rythme. Taxidermy est lui aussi bien contrasté et le final Springs sonne (presque) comme du Phoebe Bridgers.
Ne passons à côté des plaisirs simples, surtout s’ils ne le sont pas tant que ça. Enervé comme il faut, ce premier album ose aussi jouer avec succès dans différents registres.
Une des conséquences étranges de l’ouverture de la fenêtre d’Overton comme une baie vitrée exposée très à droite est que le discours autrefois passablement éreintant de Morrissey devienne plus mainstream. Mais rassurez-vous, il arrive à se plaindre quand même. Que ce soit pour fustiger l’anonymat de sa tournée alors que toute la presse anglaise en parle ou pour annuler un concert parce qu’il a (…)
Découverts la même faste année 1994, Pulp et The Divine Comedy constituent toujours des repères 31 ans (ouch...) après. Le hasard veut qu’ils nous reviennent tous deux en 2025, dans une bonne forme qui semble imperméable au passage du temps.
Le côté résolument hors du temps, hors de ce temps plutôt, facilite sans doute la prise d’à¢ge de la musique de Neil Hannon. Le talent faisant le reste. (…)
Non, je n’aurais jamais pensé critiquer l’actualité d’un groupe comme Pulp (on en avait parlé ici pourtant). On craint d’ailleurs souvent ces retours venus de nulle part tant la fibre nostalgique permet de plans marketing. Personne ne pense une seconde qu’Oasis se reforme sur des bases artistiques et pour proposer du matériau neuf et excitant.
C’est dans ce contexte un peu suspicieux que (…)
Dansante et hédoniste, la musique de Snapped Ankles se veut une distraction volontaire, un mécanisme de survie assumée plutôt qu’un aveuglement négation. Et c’est vraiment vital ici et maintenant. La danse comme manière de rassembler et d’évacuer. Pourquoi pas, surtout que ça n’inhibe pas l’action par ailleurs.
Surtout que sur le cinquième album de la formation londonienne n’est pas (…)