mardi 28 juillet 2009

Clark sort son massey ferguson.
Clark livre avec Totems Flare son troisième opus depuis l’ablation de son particule "Chris", un album qui s’inscrit dans la continuité des deux précédents. Certains avancent même le concept de projet, voir de la trilogie Clark...
Lors de la critique des deux précédents albums, il avait été établi que Boddy Riddle avait tout pour être le meilleur album de Clark. Warp ne s’était pas trompé d’ailleurs. La sortie de ce nouvel album permet de faire le bilan sur la vie du second, Turning Dragon. Il laisse un souvenir trop hardcore, assez mal accueilli par la presse dans l’ensemble bien qu’il faut soutenu par des prestations lives excellentes durant cette période, on se souvient notamment de celle du festival Dour 2007.
Depuis, Clark avait laché quelques sons de ce nouvel album au travers d’un EP pour le single Growls Garden accompagné de b-sides qui manquaient de finition. Mais au travers deTotems flare, on comprend assez rapidement que l’on a encore affaire à quelque chose d’excellent et de très bien fini, que l’on décrira vite comme étant à la jonction des deux précédents albums. Moins mélodique que le premier, mais plus que le second et des rythmes moins durs que le second mais plus que le premier si vous suivez encore... L’univers sonore est très vite reconnaissable. Le gros synthés bien lourds sont toujours présents (Luxman Furs) et les rythmiques sont bien disjonctées (Future Daniel)
L’introduction balance pas moins de trois ambiance rythmiques complètement différentes en moins de 4’30, bref le ton est donné : Mister loop restera au placard. Les morceaux sont assez courts. Les tempos sont assez variables démontrant au passage l’étendue de la palette.
Même avec des beats moins hardcore (Growls Garden), Cark montre qu’il sait encore utiliser son tracteur et hérisse les poils opposant ces mélodies dures et ces voix lointaines telle une hymne électronique. Ce n’est pas pour rien si ce morceau fait déjà partie de la tracklist de James Holden.
La furie de Rainbow Voodoo nous fait sentir qu’on a peut-être parlé un peu vite, le côté hardcore saturé est bien là , jouissif comme souvent. Les BPMs s’affolent et l’ombre de Turning Dragon se fait sentir.
Look into the Heart Now a un côté retro acid et techno qui nous rappelle des morceaux de LfO, Leftfield ou même Underworld par un certain côté éthéré. On pourrait même tenter la pioche Daft Punk pour l’usage de vocoder, de solos de guitares électriques et l’approche pop de certaines idées.
Les ambiances se succèdent et ne se ressemblent pas mais la cohérence est bien présente. Il faut cependant avoir les oreilles bien accrochées pour digérer le déluge d’idées (Ecoutez en 10 secondes Totem Crackerjack par exemple) qui traverse l’esprit de Clark. Une fois la porte franchie il vous sera difficile d’en revenir....
La fin de l’album permet de se calmer et de s’éloigner de l’épilepsie du début. Talis ressemble à la réponse descendante de Growls Garden et le morceau Absence, à base de guitares solo, nous transporte dans une méditation electrofolk. C’est d’ailleurs l’occasion pour Clark de renouer avec d’anciennes expériences de Chris Clark.
Bref, Totems Flare est un album indispensable si vous avez déjà les deux précédents, on ira même jusqu’à dire que les trois albums de Clark sont indispensables si vous aimez le style. Le négatif de l’histoire, c’est que si cette rumeur de trilogie se confirme, elle est donc terminée et qu’elle nous laisse un peu dans le flou sur le futur du projet Clark... C’est peut-être suffisant pour se faire une petite angoisse. Mais pas longtemps, il reste Totems flare pour se réjouir.
Un aperçu rapide de cet album avec comme d’habitude le sampler sur sa page myspace
On le signale trop peu, mais certains labels sont des sources de bonheurs auditifs assez manifestes. Sinnbus par exemple nous a présenté Eilis Frawley, Dekker, Einar Stray, Close Talker, Mildfire, Painting, Rue Royale, The/Das ou Yeah But No. Une belle collection que ne dépare évidemment pas Odd Beholder tant Daniela Weinmann continue à nous enchanter.
Après avoir revisité sa jeunesse suisse (…)
L’émergence récente d’Angine de Poitrine a rappelé au monde musical ébahi l’existence du math-rock et des noms claqués qui y sont légion. Evidemment, cette niche musicale existe depuis bien longtemps et on vous en parle régulièrement. Si ce qu’on entend sur le retour de ce groupe vétéran (formé en 1998) n’est pas du math-rock au sens strict mais on y retrouve certains de ses codes.
La (…)
Le manque de batterie n’a jamais été manifeste chez le duo belge La Jungle (Rémy Venant et Mathieu Flasse) tant leur musique a toujours été percussive en diable. Pourtant, ils ont recruté un second batteur (David Temprano, qui officie aussi seul en tant que Landrose) et le moins qu’on puisse dire, c’est que le nouveau trio envoie du lourd. C’est donc primal, un peu bestial mais ils ont (…)
Certains labels sont une promesse. En se frottant à une sortie de l’aventureux Kythibong, on sait qu’on s’embarque pour une aventure. D’autant plus que la cheville ouvrière Aymeric Chasleries est ici à la manœuvre, associé à Maxime Canelli.
Le nom de la formation est tiré du jeu Nokia Snake 2. Au-delà de l’anecdote, on sent qu’une envie ludique domine largement ici. Utiliser des instruments (…)
Et si la faible teneur en hip-hop de ces colonnes était plus fondée sur notre incapacité à en parler proprement que sur le plaisir réel de l’écoute ? C’est en effet étonnant d’avoir si peu de commentaire sur un EP qu’on a énormément écouté ces dernières semaines. On avait déjà évoqué la qualité de la scène suisse. Que ce soit dans la pop indé haut de gamme (Gina Eté, Odd Beholder), le rock (…)
Certains albums résistent. Non pas à l’écoute, celui-ci nous accompagne depuis trois mois. Mais à l’analyse. Leur fluidité n’aide pas le critique. Mais sera appréciée par l’auditeur, on vous le garantit. Eilis Frawley est une batteuse à la base, notamment au sein de Kara Delik dont on vous reparle prochainement. C’est manifeste au détour de morceaux comme People qui s’articule autour de cette (…)
Alors que les dossiers de presse font état d’un album qui n’existe que dans la tête de ceux qui le défendent, il est difficile de faire mieux que Un album de la presque-maturité où la mélancolie succède presque au second degré... Cela risque d’en faire pleurer plus d’un·e !
Cette laconique présentation met le doigt sur ce qui fait la spécificité de Peritelle, ’presque’. Parce que c’est dans (…)
Pendant plusieurs années, on a pris l’habitude de croiser des morceaux de Glauque, à un tel point qu’on était persuadés que ce premier album n’en était pas un. Mais entre recevoir un morceau percutant de temps en temps et enchainer autant d’upercuts d’un coup, il y a tout de même une fameuse marge.
Evidemment, le champ lexical de la boxe n’est pas facile à éviter ici. ‘Album coup-de-poing’ (…)
Ben oui, les vacances sont les vacances : ça donne beaucoup de temps pour piquer un plongeon dans la musique, mais pas trop l’envie d’en parler. Du coup, autant revenir sur quelques disques écoutés à l’ombre des cocotiers et dont, qui sait, vous me direz des nouvelles... Cette semaine, on revient sur dix albums pop-rock qui dosent l’expérimentation avec plus ou moins de savoir-faire, pour (…)
Retour vers le futur
Méfiez-vous, les filles ! Bjà¶rk a appelé et elle veut récupérer sa place. C’est qu’il y en a eu, depuis les dernières nouvelles du lutin islandais, pour occuper le poste vacant de diva conceptualiste : des vestales ferventes au tempérament de geyser, praticiennes fantasques d’une forme d’avant-garde pour le peuple, d’une pop volcanique aussi glacée en apparence qu’elle (…)
Tonique
On nous bassine souvent avec les propriétés stupéfiantes des diverses boissons énergétiques inondant le marché, héritières légitimes des potions et autres élixirs que les charlatans ambulants, depuis leur roulotte convertie en podium, vendaient par caisses entières dans le vieux far west. Les bonimenteurs d’aujourd’hui, à grands renforts de promotions télévisées, voudraient à leur (…)
Renard des surfaces
Faut-il disserter sur ce disque estampillé David Sitek, architecte sonore pratiquement institutionnalisé, que ce soit au sein de TV On The Radio ou aux manettes d’une poignée d’albums toujours recommandables ? Et si oui, se pose la question de savoir quelle problématique élaborer face aux nombreuses réflexions que suscite cette escapade. Doit-on reposer la question de (…)