mardi 23 juin 2026
Clip : Feutre – L’Indocile
(source : communiqué de presse)
Construite autour d’une guitare surf, d’un piano électrique, d’un Mellotron, d’une ligne de basse inspirée des années 60 et d’harmonies vocales superposées, la chanson mêle indiepop française et pop baroque. Les paroles parlent d’une femme déterminée à se libérer des contraintes qui lui sont imposées.
Avec Les grands ensembles, le trio bordelais Feutre propose un disque d’indiepop française à la fois construit et incarné, où la précision des arrangements dialogue avec des récits intimes, parfois frontaux.
Le titre de l’album renvoie à une histoire personnelle : celle des grands ensembles de Sarcelles, où a grandi le compositeur et bassiste Michaël Korchia. Ces architectures massives, pensées pour le collectif, deviennent ici le décor de trajectoires individuelles, de désirs, de tensions et de contradictions.
Musicalement, Feutre puise dans la pop baroque de la fin des années 60 — dans la lignée des Zombies — et la croise avec une écriture plus contemporaine. Basses mélodiques au premier plan, souvent dans l’esprit du Gainsbourg des années 70, harmonies enrichies, claviers vintage (Rhodes, orgues) : les morceaux s’appuient sur des structures travaillées qui restent lisibles et mélodiques. La guitare de Jérôme Excoffier (ex Red), particulièrement inventive, introduit des lignes plus obliques, parfois héritées du post-punk, qui viennent déséquilibrer l’ensemble. Le groupe reste très attaché à la mélodie, dans un esprit qui peut évoquer la délicatesse de Belle & Sebastian. Certains ont résumé cette tension par une image : comme si Brigitte Bardot chantait dans Stereolab.