jeudi 25 janvier 2007

Il tourne en boucle depuis quelques semaines....
2004 avait été marqué par de très bons albums, dont Victory de Daan.
Deux années plus tard, il était plus que temps de donner une suite à ce succès, à la fois critique et commercial.
La recette qui avait si bien marché ne change pas et Daan nous propose au long de The Player une série de chansons electro-pop. Pas de retour vers le rock donc pour l’Anversois, ce qui nous convient très bien.
Toutes les plages ont un traitement clairement electro mais à des niveaux différents : celà va des machines à danser sur lesquels on sent déjà nos pieds vouloir bouger (Mirror, Deserter), aux bleuettes electro (OK), en passant par la chansonnette en français (Le vaurien), pour se terminer par deux notes plus sombres et introspectives qui ne sont pas sans rappeler certains Depeche Mode(Mountains fo time, Drama).
On semble parfois friser la pop allemande (Adrenaline, Type-ex) et les mélodies d’Eurovision (Promis-Q : "We have just one dream to reunite") mais Daan arrive heureusement chaque fois à sauver les meubles, soit grà¢ce à des rythmiques inventives, des atmosphères originales ou simplement par son travail sur la voix.
L’écoute de la chansons the Player, et principalement de la partie centrale de celle-ci (de 1:30 à 2:30, avec cette super ligne de trompette), montre d’ailleurs tout le soin et le bon goà »t apportés à la production .
En parlant de voix, il faut également signaler que les chansons de cette album sont chantées dans 3 langues (si j’ai bien reconnu) : Anglais, Allemand et Français. Le travail sur les intonations est intéressant et ajoute un plus aux compositions.
En conclusion, un album abordable, réjouissant, ludique et dans la lignée Victory. Ne vous laissez surtout pas tromper par le côté kitch de certains morceaux, vous rateriez quelque chose !
Il peut y avoir une certaine fascination pour les choses qu’on ne comprend pas tout à fait. En matière de musique électronique qu’on survole avec plaisir mais dont on ne perçoit que rarement la profondeur, certains artistes séduisent sans qu’on arrive tout-à-fait à expliquer pourquoi. Ricardo Villalobos ou Ellen Allien, avec leur fausse sècheresse et leur inventivité sous-jacente font (…)
On le signale trop peu, mais certains labels sont des sources de bonheurs auditifs assez manifestes. Sinnbus par exemple nous a présenté Eilis Frawley, Dekker, Einar Stray, Close Talker, Mildfire, Painting, Rue Royale, The/Das ou Yeah But No. Une belle collection que ne dépare évidemment pas Odd Beholder tant Daniela Weinmann continue à nous enchanter.
Après avoir revisité sa jeunesse suisse (…)
L’émergence récente d’Angine de Poitrine a rappelé au monde musical ébahi l’existence du math-rock et des noms claqués qui y sont légion. Evidemment, cette niche musicale existe depuis bien longtemps et on vous en parle régulièrement. Si ce qu’on entend sur le retour de ce groupe vétéran (formé en 1998) n’est pas du math-rock au sens strict mais on y retrouve certains de ses codes.
La (…)
Le manque de batterie n’a jamais été manifeste chez le duo belge La Jungle (Rémy Venant et Mathieu Flasse) tant leur musique a toujours été percussive en diable. Pourtant, ils ont recruté un second batteur (David Temprano, qui officie aussi seul en tant que Landrose) et le moins qu’on puisse dire, c’est que le nouveau trio envoie du lourd. C’est donc primal, un peu bestial mais ils ont (…)