lundi 21 août 2006

C’est décidé, je vais créer un template pour les critiques de Jean-Louis Murat. Il n’y aurait qu’à ajouter un lien vers la dernière critique par exemple. Ce serait bien utile tant l’abondance de l’oeuvre de l’Auvergnat rend difficile le recensement. Je vais donc me borner qu’en un an et demi d’existence de ce site, c’est la cinquième fois que je critique un Jean-Louis Murat. Si ça vous intéresse (j’espère que ça vous intéresse), voyez ici, là , ou encore ici, voire même là .
Après avoir joué les paroliers sur des compositions de son comparse Fred jimenez (A bird on a poire), il teste ici ses talents de mélodiste puisque les paroles ne lui ont pas dà »es. En effet, c’est à l’auteur de deux titres du précédent Mockba qu’on doit les textes. Au XIXème siècle, Béranger était plus célèbre que Victor Hugo. Il est bizarre de voir ce que la postérité fait des vedettes de leur temps. Finalement l’écriture de Murat se trouve plus proche de celle d’un auteur d’il y a 150 ans que de Houellebecq par exemple, pour reprendre un exemple d’auteur contemporain ayant fait mettre ses écrits en musique. Les histoires relatées sont parfois bien croquignoles (Le pape musulman), des souvenirs qui semblent un peu surannés (le charme napoléonien de Les souvenirs du peuple).
Au niveau de l’orchestration, c’est assez minimaliste. Une guitare acoustique souvent relevée d’une batterie ou d’une basse, mais jamais plus. Du folk dans toute sa simplicité. Mais qu’on se rassure, ce n’est jamais aride.
Et au niveau de la qualité ? Eh bien c’est du Murat pur jus. Entendez que l’exercice semble vain à la première écoute mais au fur et à mesure des écoutes on se prend à penser que cet intermède est finalement de plus haute tenue que Mockba, plus constant. La simplicité des arrangements, la facilité déconcertante de Jean-Louis Murat pour les mélodies, le contenu moins abscons des textes emportent le morceau. L’exercice est infiniment plus léger que le projet avec Isabelle Huppert à propos de chansons d’une poétesse du XVIIIéme siècle.
Comme on n’attend presque rien de cet album de plus, qu’on ne doit pas être des masses à accumuler tout ce qu’il a fait ces deux dernières années, on n’est pas déçus. C’est en tous cas un des rares albums récents à être de qualité constante (M.)
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