mercredi 29 mai 2024

Villagers, c’est quinze ans d’intense délicatesse. Le projet presque solo de Conor O’Brien nous a depuis longtemps habitués à osciller entre une vraie délicatesse et plus d’ampleur. Celui-ci est franchement évanescent en première écoute, d’ailleurs j’étais un peu passé à côté pour être honnête. Il peut se faire plus lyrique, on le sait.
Mais même sur Truly Alone, la subtilité est là , avec son petit clavier typique. On le retrouvera au détour d’un moins excitant Brother Hen. Cette discrétion gagne peut-être à être écoutée au casque parce que cette luxuriance est sous-jacente, parce qu’il est trop facile de passer à côté. Mais il y a de belles et discrètes cordes sur beaucoup de morceaux.
Les défauts de ses qualités donc ? C’est au minimum cohérent et la vraie gratification est bel et bien là . Au détour de la plage titulaire qui présente une vraie ampleur pour qui s’y penchera, ou alors avec le son enveloppant et un peu flou de Keepstake oy les mélodies fondantes sur First Responder. Parfois, il sent aussi qu’il faut tenter autre chose pour que le morceau se distingue et on a la fin psychédélique de Behind That Curtain.
Et puis du début à la fin, il y a sa voix délicate qui ne rendra jamais rien sirupeux ou mièvre. Album éminemment attachant mais qui impose une immersion profonde, That Golden Time fait partie de ces petits bonbons fondants qui résisteront au temps.
Phoebe Bridgers est une figure tutélaire assez imposante dans le landerneau des musiques apaisées. Certes, elle est elle-même moins omniprésente que dans un passé récent, mais son ombre plane sur énormément de projets, de Benni à Searows dont on découvre un second album après un EP qui nous avait bien tapé dans l’oreille.
Ceci est plus sombre peut-être, peut se poser en chainon manquant (…)
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