jeudi 10 août 2006

Merci Monsieur Smith ! C’est la première réflexion qui vient à l’esprit à l’écoute de cette longue compilation. L’intérêt de quatre CD’s de faces b et raretés est d’ailleurs souvent mis en cause. Pas avec Cure, qui a toujours mis un point d’honneur à complèter tous ses singles de morceaux de qualité. Alors bien sà »r c’est dans les moments les plus intéressants artistiquement que ces titres complémentaires étaient les plus convaincants.
L’objet est joli, complet (76 pages de livret) et à mettre entre toutes les oreilles. La qualité des simples n’a pas toujours été en adéquation avec la quantité, si on n’en croit le découpage qui résume la période 1978-1987 en une seule plaque, alors qu’elle représente, l’album Wish excepté, toute la période la plus novatrice et passionnante de ce groupe. La période 1996-2001 a elle aussi droit à une cd entier, ce qui ne se justifie pas par d’autre souci que celui d’exhaustivité.
Les premières faces b se trouvaient déjà sur la face... b de la cassette audio de la compilation Staring at the sea parue en 1986 (qui par ailleurs constitue l’introduction la plus adéquate à l’oeuvre de Cure pour ceux qui hésiteraient à se frotter d’emblée à Pornography ou Faith), ce qui situe la facilité à se les procurer.
Réservé aux fans ? C’est la formule consacrée pour ce genre de compilation, mais ici, on peut dire sans hésiter non tant la valeur intrinsèque de certaines chansons mérite le coup d’oreille.
Ayant bien connu des curistes très avertis, je termine par une indignation : qu’en est-il de Carnage visors, cet instrumental de 25 minutes tout en langueur qui est depuis longtemps considéré comme l’oeuvre au noir cachée (et qui va le rester, donc) de Cure ? (M.)
On a longtemps considéré que les Liverpuldiens de Ladytron étaient un groupe à singles. Les albums ont toujours tenu la route sur la longueur mais brillaient par leurs hauts faits. Et puis la viralité surprenante d’un morceau comme Seventeen (de 2002 quand même...) sur TikTok ou la présence du formidable Destroy Everything You Touch sur la BO de Saltburn sont venues renforcer cette impression. (…)
A l’intersection de plusieurs choses qu’on aime, ce troisième album est l’occasion de découvrir Emeline Marceau qui officie en tant que Roseland. Et on est content que La Centrifugeuse ait organisé la rencontre musicale.
Pour que cette musique qui puise dans les énergies rock et synthétiques puisse donner sa pleine puissance, il faut un petit supplément de fougue pour pousser les morceaux (…)
Parfois déroutants, les noms d’artistes peuvent être révélateurs aussi, surtout quand il s’agit d’une oeuvre. Celui choisi par Frederico Nessi, artiste qui a vécu entre Paris, Miami et Buenos Aires est donc le nom d’un morceau fameux (pour ceux qui sachent) de David Bowie.
Ce qu’on entend sur cet EP est un étrange mélange de chaud et de froid. C’est ce qui faisait le sel de Bowie et, sans (…)
Il y a des noms qui sont liés à une époque, qu’on oublie forcément un peu avant de les voir ressurgir de nulle part. Lescop fait partie de ceux-là , vous l’avez definé, petit.e.s futé.e.s que vous êtes. Les années ’80 sont une esthétique qui n’a plus déserté le paysage musical depuis plus de 20 ans. Mais si ce troisième album reste dans ce (micro)sillon, il le fait avec tant d’allant qu’on ne (…)