vendredi 8 mars 2024, par

Il ne nous est jamais arrivé de penser qu’une voix manquait à des morceaux. Même quand Albin de la Simone a jeté sur un album instrumental ce qui est devenu plus tard de ’vraies’ chansons, l’élément vocal ne semblait pas indispensable. Dans le cas de Midas Fall par contre, le chant a toujours semblé de trop, redondant par rapport à la majesté du post-rock qui l’entoure. On aborde donc cet album en connaissance de cause, les réticences aux aguets. Et bon, elle en fait des caisses la chanteuse Elizabeth Heaton, on imagine ce que ce serait sans. Mais ça fonctionne tout de même.
Cette musique conviendra donc à ceux qui estiment qu’un goût de trop est préférable à un goût de trop peu mais dans ce cadre, les constructions un peu chargées de Midas Fall. Parce que les morceaux ne sont plus articulés comme des morceaux de post-rock dont la voix serait un instrument. Il y a de la place pour les deux, pour monter sur I Am Wrong.
C’est paradoxalement quand le tempo ralentit que cette élégie plait le moins. Salt doit donc attendre une fort belle montée pour donner son plein potentiel. C’est un cas de figure qui se présente tout au long de cet album, ces accalmies élégiaques sont moins convaincantes que les moments plus enlevés. Il y des cordes aussi, notamment au détour de Point of Diminishing Return. On vous avait bien dit que c’était une musique riche. Il y a même une pulsation presque électronique sur la plage titulaire.
L’album de la réconciliation ? Peut-être. En tous cas, si la voix semble toujours trop expressive, les morceaux semblent plus cohérents avec leur style et dégagent une force plus patente.
Anthony Laguerre est un personnage récurrent de ce site, il est intervenu dans presque toutes les saisons. Si on avoue avoir passé un peu l’épisode IKI en accéléré, on l’a apprécié autant chez Filiamotsa que L&S, chez Piles comme Club Cactus, tout seul ou avec Jérôme Noetinger. Ici, il est ici flanqué des deux violonistes Bastien Pelenc et Mathieu Werchowski pour un résultat décoiffant qui (…)
Il était temps que je vous parle de U2. Ah non, ce n’est pas ça... Parce que si oralement on pourrait confondre le nom du projet du jour avec les célèbres Irlandais, ce que vous entendrez ici est radicalement différent. Il y a tout juste un an, on découvrait avec un plaisir certain les Canadiens de You Doo Right. Leur rock instrumental était fort, puissant, poussé par une rythmique assez (…)
Les gens qui mettent en musique les films qu’ils ont dans la tête ne sont pas rares. A une liste qui contient déjà des noms comme Ô Lake ou Abraham Fogg, il conviendra d’ajouter ce multi-instrumentiste. Mais il se distingue aussi de ses correligionaires par l’emploi presque exclusif de sons organiques. Le résultat est donc exempt de beats (mais pas de rythme comme on le verra).
L’effet le (…)
On ne va pas tourner autour du pot, si vous tenez à apposer une étiquette sur votre flacon d’Endless Dive, celle de post-rock adhèrera. Mais on est clairement à la limite du genre, avec une vraie personnalité qui dévie souvent vers le folktronica. Il faut dire que le ton très fortement mélancolique est encore augmenté par des incrustations de sons et dialogues fixés sur VHS ou cassette, voire (…)