samedi 20 décembre 2014

La fièvre du soir sous la couette
Difficile au final de cerner complétement Stars. Intenses et personnels sans vraiment être flamboyants, ils semblent évoluer maintenant vers le dancefloor. Ou plutôt, ses abords, pour ceux qui restent assis et tentent des chorégraphies de tête et de battement de pied. A ceux-là , From The Night offrira une belle opportunité.
Le premier morceau est d’emblée plus discoà¯de et la pochette un peu flash mais il ne faut pas pour autant se laisser distraire. C’est peut-être à un samedi soir qu’ils nous convient, mais la fièvre est sans doute moins celle qui fait transpirer sur la piste de danse que celle qui nous maintient sous la couette avec un grog.
Parce que les moments les plus convaincants ne sont pas nécessairement ceux qui sont le plus remuants. Il faut parfois choisir son camp. No One Is Lost est une chanson dance un peu pas top mais qu’ils pensent transcender d’un ‘Put your hands up/cause everybody dies’. Un peu trop propre sur soi pour vraiment être dansant.
Turn It Up envoyé en éclaireur était donc le meilleur morceau de cet album. C’est là qu’ils déploient leur spleen assez irrésistible, leur ouate sonore bien dense. Et quand ils sont plus directs, on les préfère dans un registre de rock propre comme le bien envoyé This Is The Last Time ou Are You OK ? qui pourrait provenir de leurs amis de Metric. Ils ont aussi gardé quelques jolis moment comme la fin de What Is It To Be Done ? où ils chantent à deux pour notre plaisir. D’ailleurs, c’est la première fois que je fais le rapprochement entre les voix d’Amy Millan et Nina Persson. C’est pourtant très marquant sur No Better Place.
Finalement, c’est un album plutôt classique en leur chef, avec quelques morceaux au groove discret qui ne sont toujours pas ce que je préfère et une intimité confortable qu’on apprécie toujours autant. Chez eux, la flamboyance n’est que de surface et on les soupçonne de forcer leur nature pour la montrer.
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