vendredi 22 février 2019

à‡a fait quand même un petit temps qu’on était sans nouvelles de la formation liverpuldienne. La dernière fois qu’on en avait parlé c’était pour Velocifero en 2009 et on n’avait même pas vu passer leur Gravity The Seducer de 2011. Tout ça nous rappelle que ce site est tout de même ancien…
On avait découvert Ladytron dans un contexte où l’electroclash était répandu, et leur spécificité était facile à trouver. De plus, ils ont eu quelques morceaux marquants pour rester dans nos mémoires malgré un long hiatus. Le contexte de leur retour est donc évidemment différent de celui de leur période de gloire mais paradoxalement, c’est aussi un avantage. On frôle donc la dream-pop avec ce chant féminin plutôt éthéré (comprenez qu’on ne pige pas tout ce qui est prononcé) mais ils peuvent ainsi reprendre les choses où ils les avaient laissées.
Le revival années ’80 est donc maintenant assez ancien, ces synthés sont là depuis longtemps mais c’est ailleurs qu’on trouvera des raisons de revenir sur cet album qu’on n’attendait pas vraiment. Par exemple, c’est en ralentissant le tempo qu’ils trouvent la densité supérieure (Tower of Glass), arrivent à imposer une belle noirceur et à trouver un équilibre avec une facilité mélodique indéniable et un son travaillé et dense (Paper Highways), trouvant même occasionnellement une vraie force (Tomorrow Is Another Day). Ils peuvent aussi jouer d’effets un peu caverneux pour donner du relief à The Animals. Pas à dire, ils connaissent leur job.
On ne va pas aller jusqu’à dire que l’attention est captée en toute circonstance mais il y a assez de relief (You’ve changed) pour qu’on se lance bille en tête dans l’écoute. C’est quand ils osent sortir de leurs procédés qu’ils donnent le meilleur de cet album, arrivant à être à la fois plus mystérieux et direct sur Horoscopes. Ou alors quand ils font toujours la même chose mais en plus dense, sur le cotonneux The Mountain.
Au-delà de l’intérêt pur de ce retour de la revanche d’un ancien revival, Ladytron a toujours fonctionné sur un charme, une connexion qui pouvait se faire avec l’auditeur. Ils tentent et réussissent ici à étendre leur palette et s’il y a un inévitable ventre mou, cet album montre plus de variété et de vivacité que ses prédécesseurs.
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