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Bloc Party : Silent Alarm

vendredi 11 août 2006


En terminant l’année à rattraper des albums tous décevants, on se demandait ce qui peut pousser des amateurs comme nous à écouter encore et toujours.

On remettait donc un peu de ces espoirs déçus sur Bloc Party, sur foi d’un bon concert (Au Pukkelpop) et d’un emballant premier EP (Banquet).

Par pessimisme ordinaire, on craint le pire. Et paf, premier morceau (Eating glass) qui claque comme le Cure post-punk de Three imaginary boys avec cette touche un peu dansante qui marque cette époque (Franz Ferdinand, The Killers, etc...). La fusion de basse tendue et de guitare au rasoir (ou qui tinte comme dans This modern love) trouve ici une allié de taille : une batterie qui cogne, transcendant un incandescent Pioneers. Et pour un couplet, une simple combinaison basse-batterie peut suffire (Positive tension).

Bon, on est au milieu de février et une perle a déjà jailli, rappellent tant le meilleur de U2 (ses débuts quoi) que le carton absolu de Franz Ferdinand. En moins pop, plus référencé, plus tendu, il réussit une décalque que peu réussissent (au contraire d’Interpol par exemple) par la grà¢ce d’un sens de l’efficacité (vous avez entendu Banquet sans doute vous voyez ce que je veux dire).

L’énergie est vraiment palpable. La tension, qui parfois déserte les groupes produits trop proprement, se dégage ici de chaque titre. Une machine à transpirer est née. Heureux que nous sommes. D’ailleurs, dans un monde bien fait, ce devrait être le carton. (M.)


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