mardi 11 août 2015, par

Il y a des artistes qui passent comme ça, livrent un album magnifique et disparaissent aussitôt du radar. Par la faute d’un public versatile ou d’un état de grâce compliqué à reproduire, allez savoir. Aux côtés de The Field, Paul Kalkbrenner (qui revient en ce moment en forme moyenne) ou Pantha Du Prince (ce dernier étant tout de même plus constant), on avait cédé aux sirènes de Liebe Ist… de Stephan Bodzin il y a huit ans et on est donc tout surpris de le voir ressurgir.
Et on peut dire que le retour du producteur de Brême fait vraiment du bien. Oubliez donc les roulements de batterie vulgos, les chants de diva de prisunic, l’EDM beauf, on navigue ici dans des eaux plus classieuses. Ce qui ne veut pas dire austère pour autant.
Non, la minimale n’est pas morte, elle s’agite encore sur Ix où des couches collisionnent et s’entrechoquent. On a toujours droit à de grosses décharges, à de faux redémarrages qui se relancent comme on frappe une boule de flipper. Et les poussées sur Lila ou Zulu sont évidemment très générateurs d’euphorie. La rythmique est pneumatique et les morceaux restent louvoyants, voire lancinants (Odysee). Mais il arrive à trouver l’équilibre entre un son bien rond et des nappes plus atmosphériques (Birth). Et puis ces morceaux sont en permanente évolution, ne sont jamais figés.
Après un relatif ventre mou de milieu d’album, une plage titulaire qui propose moins de relief, il repart de belle façon avec Lila dont on a déjà évoqué les giclées d’adrénaline. Et puis il nous achève avec le long Wir (qui prend même le temps de presque s’arrêter, ça s’écoute ci-dessous) qui m’est resté vissé en tête pendant longtemps.
Sans doute que cet album compte moins de bouffées d’euphories froides que sa première livraison de 2007. Encore qu’on a pu l’écouter encore et encore sans jamais se lasser. Très subtil et générateur d’une euphorie durable, cet album de Stephan Bodzin est un de mes rafraîchissement de l’été.
Et tout l’album peut s’écouter ici
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