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Rouge - Derrière Les Paupières

mercredi 12 mai 2021, par marc


On a été en contact avec plusieurs albums piano solo récemment, ceci est purement fortuit, et complètement indépendant du concours Reine Elisabeth. Ce qui étonne en fait, c’est la grande variété des moyens et des résultats. Avec ce trio articulé autour de la pianiste Madeleine Cazenave flanquée de la basse de Sylvain Didou et de la batterie de Boris Louvet, on se rappelle que le piano est un instrument à cordes frappées. Et ça balance franchement.

Dans le genre, on n’est pas toujours éloigné de ce que nous ont proposé nos compatriotes de Glass Museum. Mais les racines sont ici plus clairement jazz qu’electro, pour un résultat plus léger. Les gammes jazz sont assez manifestes sur Étincelles, avec un petit air oriental dans la mélodie.

Et quand Brumaire s’entame de façon plus linéaire, il se voit secoué par le piano. On n’est jamais dans la débauche et c’est délicat quand la pression retombe. Tout fonctionne ici de toute façon, comme les sons de cordes torturées sur Abysses et jamais le sens mélodique ne s’efface. Plus subjectivement, on sent une envie, une légèreté qui rend cet album incroyablement fluide.

    Article Ecrit par marc

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