mercredi 1er octobre 2008, par

Bonne surprise
Orouni, dont on vous a déjà parlé, revient avec un second album sorti sur le label français indépendant MonsterK7.
Il nous propose à nouveau sa pop-folk anglais gaie, rêveuse et naïve.
Le postulat de base pour aborder la musique d’Orouni est le suivant : les paroles seront en anglais, même si parfois l’accent ne suivra pas et révèlera les origines hexagonales du chanteur (Panic at the Beehive).
Cette caractéristique vous interpellera peut-être lors des premières écoutes mais une fois ce postulat accepté , il ne vous choquera plus et vous pourrez alors vous concentrer sur ce qui compte vraiment, les chansons.
Et pour le coup, elles sont plutôt bonnes.
Les mélodies sont sympa, travaillées et authentiques, les accompagnement de très bon goût, tout en sachant tenir leur place :
Les cordes sur The Only picture I’ve got sont somptueuses et s’harmonisent parfaitement avec la guitare. L’atmosphère oppressante sur le bridge évoquera le travail d’autres français chantant en anglais, Goo goo blown.
Par contre, on pourrait apprécier plus de variété dans le chant, ce qui semble être le seul reproche qu’on puisse adresser à Orouni. L’intonation a beau être douce et fragile, sa monotonie peut représente un risque, un peu à la manière d’un Vincent Delerm.
Ce risque n’est cependant pas généralisé. Le chant sur Tyrant’s Yoke n’en souffre pas et le résultat est en fait un morceau de choix.
De même, la voix sur The Only picture I’ve got est soignée.
De plus, sur cet album Ourini n’est plus un homme seule ; Il a été rejoint par les voix féminines de Mlie et Mina Tindle, qui apportent une bouffée d’air frais à quelques titres (Stomach Attack).
Perfume conspiracy profite largement de ces voix. Le mélange de graves et d’aigus et les accords de guitare délicats en fait une superbe balade.
On ne manquera pas de noter la ressemblance avec la voix bien connue d’une Feist. L’accompagnement minimaliste ( quelques guitares, un tambourin - et un xylophone ?) met judicieusement en évidence le chant et les harmonies.
Panic at the Beehive, plage titulaire, bénéficie également de ces accords vocaux.
Air Hostess on a mission, fidèle à son titre nous fait voyager avec des accords ’bossa" sur le couplet, rattrapés par un refrain aux harmonies pop anglaise.
Bon, évidemment, cet album présente également quelques points plus ternes : A story of a ladder, tout d’abord léthargique, bascule dans un strumming de guitare à tempo ascendant sans grand intérêt. Moneylenders quant à lui parrait moins abouti que les autres plages et touche donc moins (ndlr - ou alors, je suis complètement passé à côté).
Le constat général est dès lors fort positif : On reconnaitra de superbes qualités à Orouni en terme de composition, d’arrangement et d’originalité par rapport à la scène musicale française "mainstream".
On lui souhaitera seulement de développer encore plus sa palette vocale à l’avenir ou de renouveller des collaborations fructueuses.
Vous voulez vous faire votre propre idée :
Le site officiel d’Orouni
Son Myspace
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