vendredi 21 novembre 2014, par

Il serait irrespectueux et inexact de résumer le groupe disparu LCD Soundsystem au seul James Murphy. Compagnon de jeu le temps de compilations, le batteur Pat Mahoney y tenait une place non négligeable. Impressionnant de vitesse et de précision sur scène, on a vite compris qu’il aimait ne pas se cantonner à son instrument.
Museum Of Love est donc le groupe de ce batteur, assisté de Dennis McNanny, lui aussi du label DFA. Il rejoint donc les anciens de la baguette passés au micro. On pense à Philippe Selway (Radiohead),Josh Tillman (Fleet Foxes) ou Tyler Ramsey (Band of Horses) dans les exemples plus ou moins récents (on va pas remonter à Phil Collins non plus).
On n’a donc pas eu encore l’occasion d’entendre sa voix. Et si ce n’est logiquement pas le principal atout de ce groupe, ce n’est pas non plus un frein à l’écoute. On pense surtout à David Byrne sur Down South.
Très logiquement, ça sort sur DFA, qui avait quand même laissé sa patte sur ces difficilement définissables naughties. The Who’s Who Of Who Cares aurait pu se retrouver sur une de leurs compilations. Le résultat est donc étonnamment proche de ce qu’on a pu entendre chez LCD Soundsystem et pour être complètement honnête, cet album un peu sorti de nulle part tient la dragée haute au dernier de LCD. Sans doute que les attentes sont moindres, il n’y avait pas de classiques auquel le comparer. On pense tout de même que le rôle de Mahoney ne devait pas être négligeable. Le début de l’album est en tout cas très engageant.
On retrouve d’ailleurs la même propension à étirer les morceaux, pour laisser l’aspect répétitif devenir entêtant. Même le cowbell est de sortie sur In Infancy. Le plus lent Fathers rate un peu son côté hymnesque, notamment parce que le chant n’est pas captivant et parce que le gimmick est un peu trop long. Ce gros son de synthé-là gagnerait compter moins de mesures. Enfin, moi ce que j’en dis…
Logiquement aussi, quand les mélodies ne sont plus simplistes, le chant n’est pas souverain (Fathers). Pourtant, tout tienty la route, même si certains morceaux semblent bien en roue libre et une jam krautrock tourne sur elle-même (The Large Glass). On savait que Can était une source d’inspiration pour ces gens. Cette référence est encore plus clairement assumée ici.
Il y a cependant de bien bonnes choses, solides, longues en bouche et bien charpentées. Le présent de DFA, c’est donc plutôt le batteur Mahonney qui s’en charge.
On vous avait déjà parlé de l’éclectisme des Allemands Sparkling et si cette caractéristique se retrouve toujours, ils ont sensiblement déplacé le curseur. Exit la composante post-punk ou les allusions à Wire, le virage est plus pop. Et réussi comme on va le décrire.
D’emblée, We sonne presque comme du Sparks. Et cette veine se retrouvera au détour des plus rentre-dedans et électriques (…)
L’efficience est la capacité à obtenir un résultat optimal avec le moins de ressources possible. Si ce n’est pas un concept fort usité en musique, parce qu’il n’y est pas très pertinent, on peut déjà dire que Kety Frusco n’est pas une artiste efficiente. Sans que ça n’en diminue les mérites.
Aussi étrange que ça puisse paraître, ce n’est pas du tout la première fois qu’on vous parle de (…)
Voici donc le second troisième album du groupe de Tournai, faisant toujours la part belle au piano et à la batterie. Le concept étant maintenant connu, il était temps pour eux d’élargir leur horizon. Antoine Flipo et Martin Grégoire ont en effet recruté un troisième membre en la personne du bassiste Issam Labbene tout d’abord. Il fait par exemple un excellent boulot en habillant Gate 1 mais sa (…)
Barbara Lenhoff l’avait bien dit à la sortie de son album plus apaisé Lullabies, ce n’était qu’une digression. Et pour brillante qu’elle était, il faut admettre qu’elle était moins percutante que le formidable Brutal. On est donc plus que satisfaits d’un retour vers cette veine puissante qui prend un peu le temps de placer les choses avec les sons fondus d’Holy Shit.
Elle a donc besoin d’un (…)