mardi 3 janvier 2017, par

Il faut parfois oser dépasser son pré carré, s’aventurer à la lisière pour découvrir du nouveau. Et ce nouveau, pour moi, est par exemple ce Dum Spiro, coordination des talents de musicien de Francis Esteves et du slameur Zedrine. Le résultat n’est pas a proprement parler un album de hip-hop vu que ça semble plus pensé comme un projet musical, pas des textes qui réclamaient un habillage (on signale même des instrumentaux). Dans un autre genre, on se rappelle de ce que nous avait livré Filiamotsa.
Logiquement pourtant, les voix sont mises en avant. Le flow n’est donc pas celui du rap (on s’en rapproche pourtant assez sur le très réussi Elle Rêve), on parlerait plutôt de chanson française déclamée. Surtout que les thèmes ne sont pas non plus urbains, de banlieue ou de bling-bling. Non, on est dans l’intime ici, la réflexion (Future Past). Parce que voilà, on a de l’empathie sur Combien de Vies, cette vie vécue, ces sentiments, ces regrets sont universels.
Avec du vrai anglophone dedans. Comme chez Joseph d’Anvers, ces incursions dans la langue de Dylan n’est pas la meilleure part. Mais c’est un tout petit détail parce que le plus important, c’est la densité de Between The Lines, l’apport de grosses guitares sur S’Envoler ou le single Les Mâts Chancellent où la diction véloce est bien appuyée par du picking. Au final, l’exercice est convaincant et on ne regrette pas de s’être aventuré au-delà de la lisière
Dans le domaine des musiques électroniques, il a longtemps été d’usage de regarder les labels avant de considérer les artistes. Si quelque chose vous plaisait chez, disons Border Community ou Kompact, vous saviez à quoi vous attendre en découvrant un artiste signé chez eux. Evidemment, la chanson française ne répond pas à ces critères. Ou alors pas toujours. Au moment de découvrir un artiste (…)
On croit aux secondes chances. En réenregistrant un EP de 2014 et en l’augmentant de plusieurs morceaux inédits, Fabien Martin nous propose un album qui confirme le bien qu’on en avait pensé à l’occasion de notre découverte de Je Ne Fais Que Marcher Dans La Montagne.
On avait aimé cet ancrage fort dans la réalité sans aucune indulgence et on le retrouve ici. Il y a cette transcendance du (…)
Sans doute que le doute fait partie du processus artistique de Benjamin Biolay, ce serait logique. Mais il faut reconnaitre qu’il cache bien ces potentiels obstacles par une productivité qui ne cesse d’étonner. L’Album Bleu, en réalité, ce sont carrément deux album distincts. Le premier s’appelant Résident, le second Visiteur. Ils mettent en exergue deux facettes de son talent et de ses (…)
On sait qu’un nouvel album de Vincent Delerm n’est pas vraiment nouveau. Ce n’est pas ce qu’on attend de lui de toute façon et on s’est souvent surpris à penser qu’on avait déjà entendu certains morceaux. Mais on ne s’est jamais lassés, parce qu’on sait qu’on peut rester conservateur sans être nécessairement ringard. Ce que d’autres n’ont pas compris.
Cette Fresque a même droit à un premier (…)
Et si la faible teneur en hip-hop de ces colonnes était plus fondée sur notre incapacité à en parler proprement que sur le plaisir réel de l’écoute ? C’est en effet étonnant d’avoir si peu de commentaire sur un EP qu’on a énormément écouté ces dernières semaines. On avait déjà évoqué la qualité de la scène suisse. Que ce soit dans la pop indé haut de gamme (Gina Eté, Odd Beholder), le rock (…)
Certains albums résistent. Non pas à l’écoute, celui-ci nous accompagne depuis trois mois. Mais à l’analyse. Leur fluidité n’aide pas le critique. Mais sera appréciée par l’auditeur, on vous le garantit. Eilis Frawley est une batteuse à la base, notamment au sein de Kara Delik dont on vous reparle prochainement. C’est manifeste au détour de morceaux comme People qui s’articule autour de cette (…)
Alors que les dossiers de presse font état d’un album qui n’existe que dans la tête de ceux qui le défendent, il est difficile de faire mieux que Un album de la presque-maturité où la mélancolie succède presque au second degré... Cela risque d’en faire pleurer plus d’un·e !
Cette laconique présentation met le doigt sur ce qui fait la spécificité de Peritelle, ’presque’. Parce que c’est dans (…)
Pendant plusieurs années, on a pris l’habitude de croiser des morceaux de Glauque, à un tel point qu’on était persuadés que ce premier album n’en était pas un. Mais entre recevoir un morceau percutant de temps en temps et enchainer autant d’upercuts d’un coup, il y a tout de même une fameuse marge.
Evidemment, le champ lexical de la boxe n’est pas facile à éviter ici. ‘Album coup-de-poing’ (…)